Réintégration de Mikalaj Valadzko, mineur, syndicaliste biélorusse

Campagne internationale de solidarité

Mikalaj ValadzkoMikalaj Valadzko

Depuis 1994, Alexandre Loukachenko, « le dernier dictateur d'Europe », dirige d'une main de fer la Biélorussie. En effet, depuis plus d'un quart de siècle, cet autocrate concentre entre ses mains tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. C'est ainsi que le 9 août prochain, alors que l'épidémie de COVID 19 est toujours très active, des élections présidentielles doivent être organisées. A l'approche de cette échéance, le gouvernement mène une véritable chasse aux opposants et à tous ceux qui réclament la démocratie et la fin de ce régime autocratique.

Dans ce pays où la peine de mort est toujours en vigueur (entre 2008 et 2019, 22 exécutions ont eu lieu), où la presse est muselée, où la liberté de réunion est interdite, où les droits des travailleurs sont réduits à portion congrue (le « carnet ouvrier » y est toujours obligatoire), revendiquer de meilleurs salaires, des embauches, des conditions de vie décentes ou le simple respect du droit du travail peut s'avérer très dangereux.

C'est ce qui est arrivé à Mikalaj Valadzko qui a été suspendu de son travail dans un projet de construction de puits en Biélorussie après avoir créé un syndicat local pour défendre les droits des travailleurs. Les travaux sont réalisés par la société allemande Redpath Deilmann appartenant à l'entreprise canadienne Redpath Mining.

Depuis mai 2019, les employés demandent une certification de l'inspection de la sécurité du travail, ce qui donne aux travailleurs des mines le droit à des prestations et garanties sociales supplémentaires.

Pour défendre leurs droits, les travailleurs ont créé un syndicat local avec le soutien du syndicat indépendant biélorusse (BITU, Belarussian Independant Trade Union). L'entreprise a répondu par des représailles et n'a pas renouvelé le contrat de Mikalaj Valadzko. Technicien hautement qualifié, Mikalaj reste depuis le 31 mars sans travail, sans revenus, au milieu de la pandémie de COVID-19.

Le groupe La Commune soutient inconditionnellement la demande de la BITU de réintégrer Mikalaj Valadzko à son poste de travail, de faire certifier les lieux de travail par Redpath Deilmann, d'appliquer toutes les mesures de sécurité du travail exigées par la législation biélorusse, et de reconnaître le BITU et Mikalaj Valadzko comme représentants légitimes des travailleurs.

A ce jour, déjà plus de 7.500 signatures de soutien à Mikalaj Valadzko ont été recueillies par la pétition initiée par le BITU. Le rapport de forces instauré contre la direction de l'entreprise Redpath Deilmann a également permis à Maxime Pazniakou, le Secrétaire général du BITU, de saisir officiellement le ministre du travail et de la protection sociale biélorusse de la situation de Mikalaj Valadzko. Le ministre du travail Staravoytau a répondu : « que les contrats de travail des citoyens biélorusses qui travaillent pour des compagnies étrangères doivent être conclus en respect avec la législation biélorusse et doivent comprendre toutes les reconnaissances et compensations sociales liées aux conditions de travail. »

Ce qui n'est absolument pas le cas pour Mikalaj Valadzko et justifie que nous poursuivions tous ensemble le combat jusqu'à la victoire !

ALORS VOUS AUSSI, SIGNEZ, FAITES SIGNER, PARTAGEZ LA PÉTITION POUR LA RÉINTÉGRATION DE MIKALAJ VALADZKO DONT LE CRIME EST D'AVOIR CRÉÉ UN SYNDICAT POUR LA DÉFENSE DES DROITS DES TRAVAILLEURS !

https://www.labourstartcampaigns.net/show_campaign.cgi?c=4329

Modifié le mercredi 22 juillet 2020
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