Vers un Manifeste de La Commune

Comme l’avait déjà annoncé Marx, le capitalisme condamne des masses considérables d’êtres humains à « mourir de faim dans un monde d’abondance ». Comme l’avait annoncé Jaurès : «  le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée apporte l’orage ». L’histoire contemporaine a maintes fois montré que le capitalisme ne peut être réformé, humanisé ou « dépassé ». Elle a démontré que ses crises ne peuvent pas être surmontées et qu’on ne peut en attendre aucun progrès social. Il est donc nécessaire de s’organiser librement contre ce système destructeur.

Vers un Manifeste de La Commune

Les progrès sociaux ont été arrachés par la lutte, lorsque les classes dirigeantes étaient menacées de tout perdre, dans l’espoir de les reprendre le plus vite possible. C’est ce que visent toutes les « réformes » que nous connaissons. Chaque sacrifice qui nous est imposé prépare un sacrifice plus grand. Chaque « réforme » qui s’applique prépare une « réforme » plus terrible.

Arracher les richesses aux capitalistes et aux banquiers

Dans le même temps, les richesses sont appropriées par un nombre de « riches » toujours plus réduit, tandis que la pauvreté, la misère et la faim frappent un nombre toujours plus grand d’êtres humains. De nombreux contestataires prodiguent alors une « autre répartition des richesses », une « redistribution » ou un « partage des profits » et de « la valeur ajoutée », ce qui revient au même. La richesse est produite par la force de travail des femmes et des hommes et appropriée par ceux qui sont propriétaires des moyens de production. Il n’y a donc rien à « répartir » en fait. Si on a en vue la satisfaction des besoins des travailleurs et des peuples, il faut arracher aux capitalistes, aux banquiers et aux États ces richesses, par la lutte des classes et lutter pour briser les États qui ne sont rien d’autres que des instruments de la domination des classes possédantes et des machines de guerre.

Pour la satisfaction des besoins, pour une politique ouvrière

Le mode de production capitaliste, par sa nature même (production en vue du profit et de la conquête des « marchés »), interdit de mettre la production et la distribution au service de la satisfaction des besoins humains et sociaux, à commencer par les besoins les plus immédiats, les besoins pratiques.

Nous, La Commune, militons en France pour une politique ouvrière au service de la population et des besoins sociaux, une politique qui commence par la satisfaction des revendications essentielles, au compte desquelles : « un vrai salaire, un vrai travail, un vrai logement » pour toutes et tous, des embauches, des embauches et encore des embauches ! La transformation de tous les CDD et emplois précaires en CDI ! Le retour à la Sécurité sociale « Modèle 45 » ! Le droit aux études pour la jeunesse dans le métier de son choix, etc. Tout comme nous militons pour en finir avec la Ve République et ses institutions antidémocratiques : Sénat, Présidence de la République.

Nous, La Commune, plaçons notre confiance dans la capacité de révolte et de lutte des ouvriers, des jeunes et des opprimés, dans leur volonté de ne plus vivre ainsi, de ne plus supporter les attaques contre leur droit de vivre, de travailler, de se soigner et de s’instruire.

Vers le socialisme des travailleurs du monde entier

Notre politique se dirige vers le socialisme des travailleurs du monde entier.

Notre politique est internationaliste. Notre internationalisme implique la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la solidarité avec tous les peuples opprimés que le capitalisme veut écraser et, en particulier, le peuple palestinien. La défense du droit des peuples opprimés s’inscrit pleinement dans la perspective de la fraternité internationale des travailleurs vers les États Unis socialistes d’Europe et du monde entier. Elle rejette donc tous les carcans celui de la CEI sous la botte de Poutine, ou celui de l’Union européenne sous la botte d’un cartel de chefs d’État et de commissaires liés aux trusts et aux banques.

Pour la réorganisation du mouvement ouvrier, pour la démocratie ouvrière

Notre politique s’inscrit tout autant dans la voie de de la réorganisation de tout le mouvement ouvrier selon le principe de la démocratie ouvrière (celle des délégués, élus sur un mandat, révocables à tout moment par la base) et selon le principe du syndicalisme libre de revendication et d’action collective (par la négociation quand c’est possible, par la grève quand c’est nécessaire). Notre politique se base sur le principe premier du mouvement ouvrier international : « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

C’est le sens du manifeste que nous préparons, il sera notre premier guide du militant dans la voie du combat pour tous les exploités et les opprimés, pour en finir avec les guerres, la misère, l’exploitation et l’oppression.



1er février 2018

Modifié le mardi 13 février 2018
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Article sur le site de la L.I.S.



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