Tout changer, rien lâcher !

rien lâcher ! | Régionales 2010Ce mot d'ordre choisi pour notre campagne électorale frappe juste. Il est temps en effet de tout changer. Nous réaffirmons
ainsi notre ciment anticapitaliste dans le même temps où il n'est pas question pour nous de céder un pouce sur le terrain
du combat pour la rupture avec ce système de domination, avec la loi des patrons et leurs serviteurs, à droite comme à
gauche. Le fragile équilibre sur lequel repose encore Sarkozy se fissure et prend eau de toutes parts. A l'heure où ces lignes
sont écrites, la tâche urgente est bien : voter et faire voter pour le NPA.
Raison de plus pour rappeler
opportunément nos principes
fondateurs en ce qui concerne
notre position sur les élections.

" Il n'est pas possible de mettre l'État
et les institutions actuelles au service
d'une transformation politique et sociale.
Ces organismes, rodés à la défense
des intérêts de la bourgeoisie, doivent
être renversés pour fonder de nouvelles
institutions au service et sous le contrôle
des travailleurs et de la population. La
logique du système invalide les prétentions
de le moraliser, de le réguler ou de
le réformer, de l'humaniser, qu'elles
soient sincères ou hypocrites. La
logique du système contribue par là
même à créer les conditions de son renversement,
d'une transformation révolutionnaire
de la société, en démontrant
quotidiennement à quel point il est vrai
que le bien-être, la démocratie, la paix
sont incompatibles avec la propriété privée
des grands moyens de production...
C'est par le développement et la
généralisation des luttes, des grèves
généralisées et prolongées que l'on
peut bloquer les attaques, imposer des
revendications. C'est le rapport de forces
issu de la mobilisation qui peut permettre
la mise en place d'un gouvernement
qui imposera des mesures radicales
en rupture avec le système et engager
une transformation révolutionnaire
de la société. ... En finir avec le système
capitaliste, suppose à la fois un bras
de fer de longue durée, la force du nombre
et une rupture avec l'État et les institutions
dont il s'est doté, avec les institutions
européennes et mondiales au service
des classes dominantes... Nous
participons aux élections pour défendre
nos idées, pour rassembler très largement
la population autour de notre programme...
Nos élu-e-s refusent de
cogérer le système... À l'échelle nationale,
l'application d'un tel programme
impliquerait la confrontation avec les
classes dominantes, et exigerait une
formidable mobilisation populaire, susceptible
de faire émerger de nouvelles
formes de pouvoir qui donneraient à un
gouvernement anticapitaliste les
moyens de sa politique... Une domination
de classe ne peut pas être éliminée
par voie de réformes. Les luttes peuvent
permettre de la contenir, de lui arracher
des mesures progressistes pour les
classes populaires, pas de la supprimer.(...)
Il faudra une révolution sociale
pour abattre le capitalisme.
"

Les élections régionales ne doivent
s'envisager que de ce point de vue,
c'est-à-dire de nos objectifs fondamentaux.
Et de l'affirmation de notre plan
d'urgence. l'unité ? Oui bien sûr mais
pas à tout prix au risque d'y perdre notre
âme. Il n'est que de voir l'exemple ci-après.


Pedro Carrasquedo

13 février 2010.

Modifié le mardi 23 février 2010
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