Reprise à la PFC et répression policière... mais la grève tient !

Postiers du 92 : Résumés des 54ème et 55ème journées de grève Résumé du 54ème jour de grève (lundi 24 mars)

Les grévistes sont intervenus ce matin à Gennevilliers, Courbevoie et Rueil pour informer les non-grévistes de là où en était le mouvement. A noter : un certain mécontentement couve chez les collecteurs de Gennevilliers, qui par ailleurs sont réceptifs à l'idée de faire grève au moins une journée en défense des représentants syndicaux qui risquent le licenciement.

A la PFC
Vendredi, les échanges en AG à la PFC avaient conduit à l'appel à un " temps fort " de grève mardi. Cependant, des reprises perlées avaient eu lieu vendredi et samedi à la PFC ont sapé le moral du noyau de grévistes restant aujourd'hui, notamment de la brigade d'après-midi qui était la plus mobilisée. Le lien entre les brigades a été difficile à construire dans ce centre qui tourne en continu, et une partie des grévistes a cru à la possibilité de " négociations locales " sans les facteurs et sans les représentants départementaux. La direction a interprété cela comme un signe de fébrilité et du coup n'a rien lâché... La PFC a néanmoins prouvé qu'elle était capable de se mobiliser de manière majoritaire et qu'en alliance avec les facteurs il était possible de faire reculer la direction, notamment concernant le licenciement d'Adil, qui a été annulé grâce à la mobilisation. Quoi qu'il arrive, la grève a permis de regagner du terrain sur ce centre.

Police et huissiers nerveux face à des grévistes déterminés
Les grévistes se sont rassemblés en AG et ont appris que la direction du 92 leur proposait une audience de négociation... mercredi après-midi ! Ils ont donc décidé de se rendre en masse à la DOTC pour exiger que les négociations aient lieu au plus tôt. La direction n'a pas aimé voir les grévistes s'inviter de nouveau dans les locaux de la direction et chercher à discuter avec eux pour mettre fin au conflit au plus vite. Elle a donc dépêché un huissier qui a signifié une Ordonnance d'expulsion aux grévistes qui ne sont pas représentants syndicaux. On le voit, La Poste n'a eu aucun mal à trouver un juge assez complaisant pour relayer ses accusations d'" invasions violentes " de la part des grévistes et pour édicter une ordonnance qui sous-entend qu'il serait interdit pour les postiers grévistes de se rendre dans d'autres centres postaux pour tout simplement leur parler. Plusieurs dizaines de policiers sont arrivés en renforts : ils étaient particulièrement nerveux, certains ont déployé des matraques télescopiques ! Les grévistes sont une fois de plus parvenus à repartir agilement de la DOTC en évitant que quiconque soit arrêté. Ils se sont réunis en comité de grève plus remontés que jamais contre une police décidément bien soumise aux ordres des patrons.



Résumé du 55ème jour de grève (mardi 25 mars)

La répression policière continue, les grévistes se préparent à une journée importante jeudi pour Gaël et Brahim




Nouvelle prise de parole à la PFC
Ce matin, les grévistes se sont rendus à la PFC pour une prise de parole auprès de l'équipe du matin. Plutôt que de " bouder " un centre qui n'est plus en grève reconductible, les grévistes ont bien compris l'enjeu de maintenir le lien avec ce centre stratégique. l'accueil y a d'ailleurs été bon : les colipostiers de l'équipe de matin, l'idée d'une mobilisation importante jeudi prochain en défense de Gaël et Brahim fait son chemin.

Visite de la direction Colis par les grévistes... et par la police !
Pour que la direction du Colis ne croit pas qu'elle est tirée d'affaire, les grévistes sont de nouveau venus se rappeler au bon souvenir des dirigeants au Siège Colis à Issy. Malgré tous les dispositifs sécuritaires, malgré une voiture de police qui a tenté de s'interposer lors de l'entrée des grévistes dans les locaux (sans aucune effraction, une fois de plus, s'il est besoin de le rappeler), les postiers ont à nouveau trouvé le chemin des bureaux de la direction.
Et là : nouvelle ordonnance d'expulsion signifiée par huissier, mais qui cette fois-ci concerne tout le monde, y compris les représentants syndicaux. Curieuse logique que celle de la " Justice " : n'importe quel cadre supérieur, même le plus prétentieux et inutile, n'importe lequel des " emplois fictifs " qui peuplent les directions et autres Sièges sociaux du Groupe peut se rendre dans un quelconque centre postal et être accueilli comme s'il était chez lui. Mais quand de " simple " postiers, sans lesquels pas une lettre ou pas un colis ne serait distribué, demandent après 55 jours de grève à pouvoir tout simplement négocier, on leur envoie des escouades de flics.

Jeudi : mobilisation pour Gaël et Brahim !
Les grévistes se sont fixés un objectif central dans la semaine : mobiliser un maximum de monde en soutien à Gaël et Brahim, qui risquent le licenciement. Jeudi est convoquée la 1ère commission disciplinaire de Gaël, mais lui comme Brahim ont choisi de les boycotter. Tout d'abord parce que faire passer des syndicalistes en discipline pour leur activité syndicale est une mascarade. Mais nous savons également que le type de mobilisations que Gaël et Brahim s'efforcent de construire, comme celle qui a lieu à l'heure actuelle et qui tend à regrouper plusieurs bureaux et à déborder les frontières entre métiers et entre départements, ce type de mobilisations pose un sérieux problème à la direction de La Poste. Jeudi sera donc une journée spéciale de mobilisation autour d'un objectif : aucune sanction pour Gaël et Brahim !

Comité de grève des postiers du 92
Modifié le jeudi 03 avril 2014
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