La grève persiste, les négociations reprennent

les négociations reprennent | Résumé du 69ème jour de grève des postiers du 92La séance de négociations de vendredi s'était terminée sur une menace à peine voilée de la direction : " cette version du protocole de fin de conflit est la dernière, c'est à prendre ou à laisser. " Malgré ce type de menaces, la force persistante de la grève oblige la direction à rester à la table des négociations.

La grève tient
A Rueil, Courbevoie, au CTED, le taux de grève reste inchangé. La grève est redevenue minoritaire à Fontenay mais franchit son premier week-end en majoritaire à Gennevilliers (à 75%). Les grévistes d'Asnières, qui se sont mis en mobilisation essentiellement contre les procédures de licenciements, sont eux aussi quasi-majoritaires (entre 45 et 50%) ce lundi. Au final, en entamant des procédures disciplinaires, la direction a plutôt renforcé la grève qu'elle ne l'a affaibli... En une semaine, on est passés d'une grève majoritaire sur 2 bureaux à une grève majoritaire sur 3 voire 4 établissements, après plus de 60 jours de grève. Dans la foulée de l'AG les grévistes ont organisé une opération escargot de Gennevilliers à Nanterre. Le convoi de grévistes armés de leurs klaxons et de casseroles a entouré la DOTC puis a escorté la délégation qui est allée négocier avec la direction départementale.

La direction ne rompt pas les négociations
La négociation d'aujourd'hui n'a pas débouché sur des avancées importantes, mais elle a montré qu'au lieu de chercher à rompre les négociations, la direction cherche à les faire aboutir. Elle n'a pas pour autant abandonné l'idée de les faire tourner à son avantage : un accord au rabais aurait bien évidemment un impact négatif concernant les capacités de mobilisation sur l'ensemble du département.
l'un des verrous dans la discussion concerne la question qui a été le point de départ de la grève : les contrats précaires. La direction n'a pas envie de lâcher sur une question qu'elle considère comme symbolique. Pour les grévistes, l'embauche des contrats précaires, tout comme les autres revendications des grévistes, c'est d'abord garantir la possibilité à toutes et tous de travailler et vivre dignement. C'est bien pour cela qu'ils ne lâcheront pas de sitôt.

Prochaines échéances :
- Samedi 12 avril : 20h30, concert de soutien aux grévistes du 92, avec Mc Tyer et Kash Leone, à l'Espace Grésillons à Gennevilliers, 20-30 rue François-Kovac à Gennevilliers, métro Gabriel Péri
- Samedi 12 avril : 14h, place de la République, manif contre le Pacte de responsabilité et contre la politique du gouvernement
Modifié le lundi 05 mai 2014
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