Elle n'est ni bonne pour le climat, ni pour les plus pauvres !

Taxe carbone

La taxe carbone est une arnaque
de plus, un nouveau coût à payer
par la population qui ne permettra
pas d'amorcer une véritable réduction
des émissions de CO2 pourtant urgente
face au réchauffement climatique.

Une mesure de bon sens ?

Elle est présentée comme une
mesure de bon sens pour réduire
les émissions de gaz à effet
de serre, responsables du changement
climatique : intégrer
dans le prix des produits, le coût
lié à la quantité de carbone
nécessaire à leur production.
Plus un produit aura nécessité
de pétrole ou de charbon pour sa
production et son transport, plus
il sera taxé, donc moins il devrait
être consommé.

Mais, en réalité, il s'agit de faire
payer aux consommateurs donc
à la population les conséquences
du gaspillage des ressources
naturelles.

Ce sont bien les patrons qui organisent
la production, qui multiplient les
transports routiers pour mettre les salariés
en concurrence et augmenter les
profits. Et c'est le gouvernement qui
détruit le fret pour le transport des marchandises
par le rail... Alors que le gouvernement
multiplie les cadeaux aux
entreprises - suppression de la taxe
professionnelle, exonération des heures
supplémentaires, etc... -, la taxe carbone
est une nouvelle façon de faire payer
aux salariés la facture de son irresponsabilité,
tout en préservant les profits
des plus gros pollueurs.

En effet, le choix d'exonérer l'électricité
(produite par l'industrie nucléaire
réputée à tort ne pas produire de gaz à
effet de serre), l'exonération de certaines
entreprises disposant de quotas
gratuits sur le marché des droits à polluer européen, ainsi que le prix volontairement
bas de la tonne de CO2 permettront
aux entreprises de conserver leurs
modes de production polluante.

Sarkozy détourne l'urgence climatique
pour compenser les ressources fiscales
manquantes à cause des cadeaux faits
aux plus riches et aux patrons avec le
paquet fiscal et la suppression de la
taxe professionnelle. Le système capitaliste
fondé sur le " produire toujours plus pour profiter toujours plus " ne peut
pas résoudre cette crise climatique.

Changer le monde, pas le climat

Le NPA défend un plan d'urgence
social et écologique :

- La réquisition des grandes entreprises
de l'énergie (comme Total, Suez,
Edf, Gdf) pour créer un
service public de l'énergie
et mettre en oeuvre un
plan d'économie énergétique,
le développement
des énergies renouvelables
et la sortie du nucléaire.

- La tarification progressive
sur l'eau et l'énergie :
les gros consommateurs,
gaspilleurs et pollueurs
payant plus pour financer
la gratuité pour les
besoins vitaux de l'immense
majorité.

- Des transports collectifs
pour les déplacements
quotidiens, gratuits, confortables et
accessibles.

- Un service public du logement pour
des logements en nombre, confortables
et correctement isolés donc économes
en énergie...

Tract national hebdomadaire du
14 septembre 2009

Modifié le dimanche 11 octobre 2009
Voir aussi dans la catégorie France
Loi de programmation pour la recherche : nouvel épisode de la casse de l'université !Loi de programmation pour la recherche : nouvel épisode de la casse de l'université !

Tout comme pour l'hôpital, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, n'ont eu de cesse de déconstruire le système public de l'éducation, à l'école comme à l'université. Tour à...

La chasse aux pauvres est ouverte à Bayonne

La misère progresse en France et dans le monde. Face à cette misère croissante et de plus en plus visible, le capitalisme et ses serviteurs ont entrepris de faire en sorte qu’elle devienne le...

Plan d'urgence contre le chômage, la pauvreté et MacronPlan d'urgence contre le chômage, la pauvreté et Macron

« Il ne s'agit pas du heurt « normal » d'intérêts matériels opposés. Il s'agit de préserver le prolétariat de la déchéance, de la démoralisation et de la ruine. Il s'agit de la vie et de...

Loi de sécurité globale pour gouvernement aux aboisLoi de sécurité globale pour gouvernement aux abois

Voilà un mois maintenant que les mobilisations contre la loi de sécurité globale continuent. Malgré l'adoption de la loi en première lecture, l'ensemble de la population rejette avec force ce...

Notre priorité absolue : un plan d’urgence contre le chômage, la pauvreté et Macron !

Laurent Saint-Martin, député LREM du Val-de-Marne et rapporteur du budget, l’affirme : « les réformes restent d’actualité ». Et il précise : « c’est juste le calendrier qui est repensé...

Ce n’est pas que l’article 24 qu’il faut défaire : RETRAIT TOTAL DE LA « LOI SÉCURITÉ GLOBALE » !Ce n’est pas que l’article 24 qu’il faut défaire : RETRAIT TOTAL DE LA « LOI SÉCURITÉ GLOBALE » !

Rassemblant 500 000 manifestant.e.s dans 70 villes le samedi 28 novembre 2020, la mobilisation contre la « loi sécurité globale » a été massive. C’est un succès sans équivoque des...



HAUT