AGRESSION FASCISTE À PARIS: MOBILISATION

Communiqué du NPA et tract à propos de la mort de Clément

AGRESSION FASCISTE À PARIS: MOBILISATION




Clément, un jeune militant antifasciste, syndicaliste étudiant, a été frappé à mort, hier à Paris, par un groupe de l'extrême droite radicale, les jeunesses nationalistes révolutionnaires.

Nous exprimons notre indignation, notre colère, notre solidarité à sa famille et à ses camarades après une telle agression. Ce type de groupuscules se sent encouragé dans leurs actions violentes depuis les mobilisations anti-mariage gays, dans la foulée du Printemps Français, de la progression de l'audience du Front National, de toute la droite extrême.

Des agressions du même ordre se sont déroulées à Lyon, à Toulouse, à Poitiers. Ces groupes ont des cibles : les militants progressistes, les syndicalistes, leurs organisations et plus largement tous ceux qui veulent une alternative politique à cette société d'exploitation.

Le mouvement démocratique et progressiste doit prendre conscience de la nécessité de se mobiliser, de faire front le plus largement possible, pour les empêcher de nuire, pour faire reculer leur idéologie.

Le NPA appelle à participer à tous les rassemblements de solidarité qui se tiendront à Paris, à 17h métro Havre Caumartin et 18h30 place Saint-Michel.

Montreuil, le 6 juin 2013



Un odieux assassinat,
_ Un avertissement qui exige une réponse,
_ Unité contre l'extrême droite !






Clément, un jeune militant antifasciste, syndicaliste étudiant, a été frappé à mort, mercredi soir, à Paris, en pleine journée par des membres d'un groupe de l'extrême droite radicale, les jeunesses nationalistes révolutionnaires. Cet assassinat suscite une large indignation, un mouvement de solidarité et de révolte. Il est la conséquence direct du climat politique pourri entretenu depuis des semaines par la droite et l'extrême droite durant la mobilisation de toutes les forces réactionnaires contre le mariage gays, contre l'égalité des droits en attisant les préjugés réactionnaires, homophobes, racistes.

Ceux qui entretiennent la haine et la violence

Depuis des semaines les dirigeants de la droite, les Copé, Guéant et autres Boutin, alliés aux catholiques intégristes et à l'extrême droite, au FN, entretiennent délibérément un climat de haine et de violence et encouragent les groupuscules fascisants à passer aux actes.

Depuis des semaines se multiplient les agressions contre des homosexuels comme à Lyon, à Toulouse, à Poitiers. Les cibles de ses groupes sont aussi des travailleurs immigrés, des militants progressistes, des syndicalistes, leurs organisations et plus largement tous ceux qui veulent une alternative politique à cette société d'exploitation.

Aujourd'hui, devant l'indignation suscitée par le lâche assassinat de Clément, Marine Le Pen et ses amis se démarquent de ces groupes adeptes de la violence, mais c'est bien elle et ces amis qui les protègent, les abritent et les arment idéologiquement. Leurs discours participent de cette même violence criminelle.

Unité pour les droits démocratiques

Ce drame résonne comme un avertissement. Il n'est pas possible de laisser le terrain à la droite et à l'extrême droite, à tous les réacs sans en payer le prix. Aujourd'hui, un jeune étudiant de 18 ans a été assassiné, demain les mêmes, s'ils se sentent plus forts tourneront leur violence contre le monde du travail, ses militants syndicaux et politiques pour imposer leur loi.

Il ne faut pas laisser le terrain à nos pires adversaires qui tentent de dévoyer le légitime mécontentement populaire face à la politique du gouvernement contre les classes populaires elles-mêmes.

La défense des droits sociaux, le refus des politiques d'austérité et des attaques contre le monde du travail est indissociable de la lutte contre les forces réactionnaires, l'extrême droite qui défendent l'ordre établi, la loi du plus fort, cette des riches et sèment la haine, le racisme pour entretenir les divisions.

Le monde du travail, la jeunesse ont la force de barrer la route à l'extrême droite, à la violence réactionnaire en réoccupant collectivement, massivement, le terrain politique pour faire entendre leurs droits démocratiques et sociaux.

Pour toutes les forces démocratiques et progressistes, toutes les organisations du mouvement social, pour les classes populaires et la jeunesse, la mort de Clément est un avertissement. Il nous appartient à toutes et tous de réagir, ensemble, dans l'unité la plus large, partout pour dénoncer les responsables et de se mobiliser afin de reprendre l'offensive et les mettre hors d'état de nuire.

Le 06/05/2013
Modifié le jeudi 06 juin 2013
Voir aussi dans la catégorie France
La Semaine sanglante, 21-28 mai 1871La Semaine sanglante, 21-28 mai 1871

La Semaine sanglante est le nom des derniers jours de la Commune de Paris, de la répression du premier gouvernement ouvrier et de toutes celles et ceux qui l'ont défendue contre les troupes du...

Chômage, précarité et misère : un été meurtrier !Chômage, précarité et misère : un été meurtrier !

La crise économique et sociale s'installe durablement. Pour la classe ouvrière, tous les signaux sont au rouge. Pour les « investisseurs », tout au contraire, la France est parmi les pays les...

De la grève du vote à la révolte abstentionniste !De la grève du vote à la révolte abstentionniste !

C’est un tremblement de terre politique qui a eu lieu ce dimanche 21 juin 2021 à l’occasion du premier tour des élections régionales et départementales. Avec 66,7 %, jamais dans l’histoire...

La gifle et la manifestation du 12 juin 2021La gifle et la manifestation du 12 juin 2021

La gifle assénée à Macron a la vertu de sa clarté corporelle. Peu importe celui qui la lui a donnée : elle illustre de manière cinglante l'exaspération et le ras-le-bol de la population face...

Discrimination syndicale à la Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration

Smaïl Bessaha, représentant CGT du personnel de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, situé dans le Palais de la Porte Dorée, a accepté de répondre à nos questions sur la...

Le Ministère de la Culture en temps de pandémie : la casse continue !Le Ministère de la Culture en temps de pandémie : la casse continue !

« Pour une heure, pour un jour, pour une semaine ou pour un mois, laissez-nous entrouvrir nos portes » réclamaient, dans une pétition publiée le 2 février dernier sur Change.org, une centaine...



HAUT