Ils ne couvriront pas notre colère. Macron, dehors !

Ils ne couvriront pas notre colère. Macron, dehors !

Depuis maintenant sept mois, Macron et son gouvernement font la démonstration quotidienne de leur incompétence, de leur irresponsabilité, et de leur incapacité à sortir de la crise sanitaire née de l’apparition du Covid-19. Personne n’a oublié la pénurie générale de gel hydroalcoolique, de masques, de gants, de tests de dépistage, de lits, de respirateurs. Personne n’a oublié les huit semaines de confinement et les 33 000 mort.e.s.

Pourtant, aujourd’hui 15 octobre 2020, rien n’a changé, aucune conséquence n’a été tirée de la catastrophe sanitaire, économique et sociale qui s’est abattue sur la population.

La crise économique et sociale est manifeste : 840 000 emplois seraient supprimés, le chômage grimperait à 9,7 % d’ici la fin de l’année … Mais là encore rien n’a changé : Martinez, Veyrier et toutes les directions bureaucratiques syndicales continuent de servir la soupe au gouvernement. Le tous ensemble au même moment pour gagner ? Non, le chacun pour soi, chacun son tour pour perdre !

Des plans massifs de licenciements et des annonces de fermetures d’entreprises et d’usines tombent tous les jours (Bridgestone, Air France, Figeac, Aéro, Daher, Mecafi, Latécoère, Renault, Valeo, Elior, HSBC, Auchan, NOKIA, General Electric, Boiron…). Et pendant ce temps-là que font le PS, le PCF, la FI et EELV ? Ils crient gare au « foulard » et défendent la « laïcité ». Leur seule réponse, c’est le chauvinisme et le nationalisme : produisons français, en France, par des Français, pour les Français. À bas le capitalisme international, vive le capitalisme français !

L’hôpital, asphyxié, manque de personnel, de structures, de budgets. Pourtant, Macron, en visite à l’hôpital de la Salpêtrière, répond aux soignants épuisés : « ce n'est pas qu'une question de moyens, c'est une question d'organisation ».

Rien n’a changé, à tel point qu’aujourd’hui 15 octobre 2020, les personnels de la santé, du médico-social et du social sont appelés par leurs syndicats CGT, SUD, CGC, l’Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) et les collectifs Inter Urgences et Inter Blocs, à faire grève et à manifester… Bien sûr, le Ségur de la Santé n’a rien réglé. Honte aux syndicats FO, CFDT, UNSA pour leur signature. La barricade n’a que deux côtés : ils ont choisi celui des bourreaux.

Plus de 30 000 nouvelles contaminations ce 15 octobre, 88 nouveaux mort.e.s. Tous les indicateurs sont au rouge. Alors, le 14 octobre, Macron a annoncé des mesures liberticides pour faire face à la crise sanitaire et la saturation hospitalière :

- l’état d’urgence sanitaire, qui s’était terminé le 10 juillet est rétabli par décret ;

- des couvre-feux sont institués entre 21h et 6h, à partir du 17 octobre pendant 4 semaines (voire 6 semaines après accord du Parlement) pour 20 millions de personnes (soit un tiers de la population) habitant dans 9 métropoles (Paris et l’Ile-de-France, Lille, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse, Lyon, Grenoble, Aix et Montpellier).

Selon une enquête Odoxa-Dentsu consulting réalisée avec Franceinfo ce 15 octobre 2020 sur l’allocution de Macron, « 53% des Français ne pensent pas qu’il a dit la vérité et 57% ne lui font pas confiance pour prendre les bonnes mesures permettant de tourner la page de l’épidémie. La crise économique engendre évidemment une vive inquiétude et les citoyens sont 56% à douter de la capacité du président de la République à l’affronter. » Macron se retrouve à un niveau de confiance parmi les plus bas depuis la crise sanitaire (32 %, selon Elabe-Les Echos), son premier ministre, Jean Castex, végétant à 28 %.

Ce matin même, les bureaux et domiciles de Philippe, Véran, Buzyn, Ndiaye, Salomon et Chêne ont été perquisitionnés suite aux 90 plaintes adressées à la Cour de Justice de la République, seule habilitée à juger les ministres dans l’exercice de leur fonction. P lus de 600 médecins ont effet porté plainte contre quatre ministres en raison de la pénurie de masques et du retard avec lequel les mesures de prévention ont été prises.

Mais il semble bien qu’il ne faudrait pas tirer sur l’ambulance gouvernementale ni brouiller sa communication sur les couvre-feux. C’est ainsi que l’« insoumis » Coquerel a dénoncé une « mise en scène »,ne trouvant pas « que ces perquisitions soient opportunes ».

C’est pourtant un heureux hasard de calendrier : quelques heures après l’interview télévisée de Macron annonçant les couvre-feux, ces perquisitions rappellent très opportunément au pouvoir qu’il ne peut s’exonérer de rendre compte de son administration, et particulièrement lorsqu’il s’agit de santé publique !




Wladimir Susanj
15 octobre 2020

Modifié le dimanche 18 octobre 2020
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