LA VIOLENCE DE L’ÉTAT-MACRON EN DÉTRESSE

La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 100 – Mardi 13 mai 2019

Ceci est le n°100 de notre Lettre hebdo, largement dédiée à la lutte pour dégager Macron, dès ses premiers pas présidentiels. Largement consacrée à la défense du syndicalisme de revendications et d’action, de classe et de masse. Et, ces derniers mois, à la nécessaire riposte à la violence de l’État, à la défense des libertés. Mais, pour pouvoir améliorer nos publications, reprendre la parution de notre mensuel, nous faisons aussi appel à votre soutien, chères lectrices et lecteurs qui ont trouvé notre lettre intéressante….

LA VIOLENCE DE L’ÉTAT-MACRON EN DÉTRESSE
(photo : Reuters)

Qu’il semble loin, le temps de la Macromania, de la Jupitérisation débile de ce Précieux ridicule pourtant bien mal élu. Nous avons eu le temps de brosser sa hure depuis le temps. Le temps qu’il devienne sa propre caricature, dans toute son inconsistante constante. Mais, en ce mois de juillet 2017, il n’existait pas un leader, pas un porte-parole médiatique pour contester sa légitimité usurpée. Nous griffonnions alors :

Juillet 2017 : Macron ou Comment s’en débarrasser ?

« L’équation est simple : c’est lui ou nous. Macron ? Il faut s’en débarrasser. Reste à savoir comment y parvenir, bien sûr.

Comment ?

  • En défendant le syndicalisme libre de revendications et d’action à l’opposé du syndicalisme de concertation, de conciliation, d’allégeance, de « partenariat social », de « proposition » et de dispersion sociale

  • En nous groupant partout autour des revendications vitales, pour en finir avec les licenciements, le travail précaire, la CSG, l’asphyxie des hôpitaux, l’état d’urgence et sa logique liberticide, pour un vrai salaire, un vrai travail, un vrai toit pour tous, etc.

  • En réaffirmant l’exigence d’abrogation de la loi El Khomri dont les « ordonnances » sont indissociables, et, sans plus attendre, l’abrogation de la loi d’habilitation des ordonnances, en préalable à toute « discussion » avec Macron

  • En organisant la solidarité matérielle aux grèves en cours dans tout le pays

Telles sont, à notre avis, les premières mesures à prendre pour aller de l’avant, tous ensemble. 1 »

Ces mauvais dirigeants qui ont renoncé à combattre la loi Travail – El Khomri

Nous connaissons la suite. Les bonzes centraux FO et CGT ont renoncé à exiger l’abrogation de la loi El Khomri et se sont adonnés au dialogue social à l’envers de l’État-Macron, se gardant d’en appeler à l’action pour l’abrogation des Ordonnances – travail. Si Macron était prétendument fort, il était fort des renoncements des dirigeants confédéraux FO et CGT, flanqués de FSU et Solidaires.

Ces dirigeants qui ont mal mené et malmené la grève des cheminots

Nous avons vu ensuite comment les dirigeants des fédés CGT et SUD-Rail ont malmené la grève des cheminots, opposant leurs propositions sans queue ni tête à l’exigence du Retrait de la réforme ferroviaire et comment, avec l’aide la CFDT pro-réformes, ils ont imposé une forme de grève sans queue ni tête. Tant et si mal que Macron et ses premiers de cordée pouvaient se déclarer vainqueurs par K.O technique.

Nous connaissons la suite. Aussitôt, les Vainqueurs ont été rattrapés par la crise du régime dont leur élection était la conséquence. Affaire Benalla !

Septembre 2018 : Affaire Benalla et Colère des masses

Le 17 septembre 2018, après avoir suivi semaines après semaines les premiers ébats de l’Affaire Benalla-Macron, nous écrivions :

« Tous prient, entre deux fulminements, que Macron tienne jusqu’au bout, tous espèrent que ne s’ouvre pas la brèche dans laquelle la colère des masses s’engouffrerait , créant ainsi une position de départ vers un nouveau régime pour et par les millions d’exploités et d’opprimés qui vivent et luttent.

Tous calculent et espèrent une récompense, un « partage des pouvoirs ». Tous craignent d’être balayés du mouvement social.

Pour notre part, nous ne changeons pas de cap :

- pour rompre tout dialogue avec Macron autour de ses réformes

- pour un combat victorieux

- pour en finir avec Macron »

17 novembre 2018 : la brèche

Point n’était besoin d’être grand-clerc pour prédire que la BRÈCHE allait s’ouvrir.

La brèche s’est ouverte le 17 novembre 2018, par l’Acte 1 des Gilets jaunes.

Une semaine plus tard, nous affirmions :

« Si tant est que des fascistes se glissent dans le mouvement, A QUI LA FAUTE ?

La faute en incombe à ces « militants ouvriers », ces Martinez et autres qui tournent le dos à cette colère légitime, et non aux « gilets jaunes ».

Quant aux violences, elles incombent exclusivement au pouvoir en place, à Macron-Castaner.

Le pouvoir emprisonne-t-il « en comparution immédiate » un homme qui se tenait sur un terre-plein ?

Aucune réaction unitaire du mouvement ouvrier et démocratique.

Le pouvoir envoie-t-il l’armée à la Réunion ?

Aucune réaction unitaire du mouvement ouvrier et démocratique.

Tout se passe comme s’il y avait une sorte d’accoutumance des organisations à l’arbitraire le plus total et à l’État d’urgence qui ne dit plus son nom, à l’atteinte systématique aux libertés individuelles et collectives, au fichage de masse.

Nous ne l’acceptons pas. (…)Encore une fois, nous ne spéculons pas sur la suite de ce mouvement qui est une première ébauche révolutionnaire dans ce pays, un premier moment révolutionnaire.

Nous n’avons pas de « consignes » à donner.

Nous soutenons inconditionnellement ce mouvement. »

Notre soutien au mouvement en Gilet jaune

Depuis lors, nous n’avons eu de cesse de militer pour un véritable FRONT UNIQUE ouvrier et démocratique contre la répression, contre les incarcérations et mises à l’amende et contre toutes les lois liberticides.

De même, nous avons dit tout le mal que nous pensions de ces « tribunards » du POID 2 qui ont dénoncé la mobilisation en Gilet-jaune comme poujadiste, corporatiste, boulangiste, c’est-à-dire fasciste, si les mots ont un sens dans leur bouche.

Dans une barricade, il n’y a que deux côtés, avons-nous rappelé : le côté de la barricade et le côté des LBD, des matraques, des gaz, et donc, de l’État-Macron.

Nous n’avons cessé d’intervenir pour la levée en masse en vue d’arracher la Réindexation des salaires, pensions, allocations, pour dégager Macron, sa bande et toutes les réformes passées, présentes et à venir, pour en finir avec les taxes à la consommation .

Nous avons pris fait et cause pour la Révolution algérienne, miroir dans lequel se réfléchit la mobilisation en Gilet jaune.

Soutenir les GJ, cela ne signifiait pas pour nous défendre tout ce qui se dit en leur nom. Nous avons donc expliqué notre désaccord avec le RIC. Nous ne nous sommes jamais déguisés en Gilet jaune, ni n’avons cherché à jouer aux « monsieur Plus ».

Dans le même temps, nous avons publié des éléments d’explication contre l’UE, tout comme nous avions donné notre point de vue pour la défense du statut des cheminots, pour le retour au Monopole public SNCF.

Voilà, chères lectrices, chers lecteurs, le bilan des 100 Lettres.

Comme vous avez pu le constater, il nous manque en ce moment un journal qui, comme l’entendait Lénine, puisse devenir un organisateur collectif vers un Parti vivant des travailleurs à influence de masse, de classe, unitaire, anticapitaliste et internationaliste.

Nous avions dû il y a un an suspendre la parution de notre journal, créé en 1992 par notre regretté dirigeant Pedro Carrasquedo.

Ce journal peut et doit reparaître, le journal LA COMMUNE, puisque nous voulons en finir avec l’État-Macron et que vive l’État-Commune, celui-là même dont les Communards de 1871 ont forgé le principe, dans la lutte et face à la répression la plus barbare de ces Versaillais dont Macron a revendiqué « l’héritage » 3 .

Nous travaillons actuellement à une nouvelle formule de LA COMMUNE.

La répression de l’État-Macron est en proportion de sa putréfaction, de son incapacité à gouverner, elle ne fait en réalité que précipiter sa chute….

A SUIVRE

Appel aux dons

Nous vous soumettons notre souscription, si vous pensez que notre Lettre et notre Journal méritent d’être lus, que vous soyez ou non d’accord avec tout ce que nous affirmons.

Chèques à partir de 10 euros – à : ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34080 MONTPELLIER , noter au dos du chèque : « souscription »



Mardi 14 mai 2019





Lien vers les lettres hebdo parues : https://www.lacommune.org/Parti-des-travailleurs/Lettre-d-infos/r61.html

Lien vers notre journal – de 2002 à 2017 - https://www.lacommune.org/Parti-des-travailleurs/La-commune/Journal-mensuel/La-Commune-n-121-i1748.html

1 https://www.lacommune.org/Parti-des-travailleurs/Lettre-d-infos/Macron-ou-Comment-s-en-debarrasser...

2 Parti ouvrier indépendant démocratique – le POID est un pseudopode de la « tendance communiste internationaliste »(TCI) – lire ou relire à ce sujet notre article du 13 janvier dernier : https://www.lacommune.org/Parti-des-travailleurs/archives/CCI-POI-et-TCI-POid/Un-parti-ouvrier-contre-les-Gilets-jaunes-i1822.html

3 https://www.lacommune.org/Parti-des-travailleurs/Lettre-d-infos/Dehors-Macron-le-versaillais-i1772.html

Modifié le mardi 14 mai 2019
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