Portrait d’un Chef d’État démantibulé

Publié le lundi 04 mars 2019
Chronique d’une chute de régime

La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 90 – lundi 4 mars 2019

Eh oui, nous allons encore évoquer la vie et l’œuvre de monsieur Emmanuel Macron qui préside à nos destinées depuis le 7 mai 2017. Le plus jeune chef d’État de notre beau pays sous cette République, 5ème du nom, où la Police protège les citoyens … contre eux-mêmes.
Macron qui à l’âge de 37 ans promettait d’être le Kennedy français (à l’âge de 37 ans). Un « progressiste », ouvert sur le monde, purgeant le pays de ses « SDF », poussant les feux de la reprise économique.
Un bel et grand homme de notre Vingt et unième siècle, élu contre le fascisme, de surcroît ! Il n’était pas « ni de gauche, ni de droite » mais « et de gauche, et de droite ».
Hélas, le peuple est ingrat par nature, réfractaire aux changements qui s’imposent, du moins le suppose-t-on… Aussi brosser le portrait de cet homme n’est point aisé… Il se débat. Nouvelle esquisse.

Portrait d’un Chef d’État démantibulé
Contenu

- « Lui donner sa chance » ( Jean-Claude Mailly)

- Esquisse de biographies de monsieur Macron

- « des rapports de domination et de sujétion »

- « trop intelligent(s), trop subtil(s)




Eh oui, nous allons encore évoquer la vie et l’œuvre de monsieur Emmanuel Macron qui préside à nos destinées depuis le 7 mai 2017. Le plus jeune chef d’État de notre beau pays sous cette République, 5
ème du nom, où la Police protège les citoyens … contre eux-mêmes.

Macron qui à l’âge de 37 ans promettait d’être le Kennedy français . Un « progressiste », ouvert sur le monde, purgeant le pays de ses « SDF », poussant les feux de la reprise économique.

Un bel et grand homme de notre Vingt et unième siècle, élu contre le fascisme, de surcroît ! Il n’était pas « ni de gauche, ni de droite » mais « et de gauche, et de droite ».

Hélas, le peuple est ingrat par nature, réfractaire aux changements qui s’imposent, du moins le suppose-t-on… Aussi brosser le portrait de cet homme n’est point aisé…Il se débat. Nouvelle esquisse.

Au point où nous en sommes, on se demande : Est-ce le personnage qui est démantibulé ou l’État lui-même ?

Monsieur Macron ? Il a hérité de ce qu’il méritait : un régime en chute libre, une « classe politique » déclassée, un système qui attire les affaires comme l’aimant attire la limaille et comme les étrons régalent les mouches.

Rendons grâce à ce Précieux Ridicule : ce n’est pas lui qui a miné les partis politiques, ils s’en sont chargé eux-mêmes. Il s’est hissé sur les cadavres politiques de Fillon, Hollande, Valls, Juppé, Sarkozy.

- « Lui donner sa chance » (Jean-Claude Mailly)-

Tout comme monsieur Giscard d’Estaing en 1974, il allait moderniser la vie politique, lui donner un coup de jeune et de « progrès ». Il allait instaurer un dialogue social de type nouveau. Comme de juste et comme l’a dit le complaisant monsieur Mailly, expert en dialogue social, il fallait « lui donner sa chance ». Ce Mailly savait pourtant fort bien à quoi s’en tenir : loi El Khomri aggravée, saignée dans la fonction publique, etc.

Les premiers pas présidentiels de cet homme cultivé et sans culture semblaient prometteurs, il s’était entouré de génies sans bouillir, tels Stéphane Bern, Daniel Cohn Bendit, Nicolas Mulot, Alain Madelin, Alain Minc, conseillers en « com’ » à foison, ainsi que de l’intrépide Alexandre Benalla.

A la différence de monsieur Sarkozy, Emmanuel Macron n’entendait pas renier « l’héritage de mai 1968 »…ni celui de la Monarchie absolue. Quelle ouverture d’esprit. Mâtin !

Le clivage gauche-droite étant remisé, Macron invente le clivage bien plus seyant : « progressistes – conservateurs », cela va vite devenir Orwellien 1 et ubuesque 2 .

N’aurait-il pas mieux fait d’étudier la botanique et les plantes grasses, lui qui pense qu’un jeune homme diplômé d’horticulture peut, d’un pas léger, traverser la rue et devenir plongeur dans un restaurant… ?

Eh bien non, cet homme-là se sentait porté par LA PROVIDENCE, de cette providence qui est enseignée dans de belles écoles bénies, de ces écoles qui préparent les plus beaux parcours, les plus grandes destinées.

Il semblait que les fées s’étaient penchées sur son berceau politique. Sans doute, adolescent, se voyait-il déjà en haut…des sommets, le premier des premiers de cordées.

- Esquisse de biographies de monsieur Macron-

A l’origine, Emmanuel Macron est né dans un milieu familial certes « aisé » mais sans rutilances. Parents médecins, tous deux, sa mère, médecin-conseil à la Sécurité sociale ; son paternel, neurologue en milieu hospitalier.

De façon succincte, le Portail internet de l’Elysée retrace son ascension :

« Emmanuel MACRON est le huitième Président de la Vème République française.

Fondateur du mouvement « En Marche ! », créé le 6 avril 2016, il l’a dirigé jusqu’à sa victoire à l’élection présidentielle le 7 mai 2017.

Né en décembre 1977 à Amiens, dans la Somme, Emmanuel MACRON a étudié la philosophie avant d’intégrer l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), dont il a été diplômé en 2004.

Emmanuel MACRON a alors intégré l’Inspection Générale des Finances (IGF) où il a travaillé quatre ans avant de rejoindre le secteur bancaire.

Il est devenu, en 2012, secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. Il a quitté ses fonctions en juillet 2014 avant de devenir ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique d’août 2014 à août 2016. »

Il en manque des bouts, cependant.

Qu’as-tu appris à l’école, mon fils ?

De la sixième à la première, Macron a été exempté d’École publique. Il s’est instruit à LA PROVIDENCE, établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des jésuites.

Tout a donc commencé à la Providence dont le nom est à lui seul tout un programme et qu’ont fréquenté François Ruffin, de deux ans son aîné, et l’animateur télé Laurent Delahousse, de huit ans son aîné.

Le monde est petit, Macron est grand.

De sa future épouse, nous dirons simplement qu’elle lui a donné des cours de théâtre quand il était en classe de seconde. Ce qui donnera naissance à un acteur dont nous laissons à nos lecteurs le soin d’apprécier les talents à leur juste valeur.

1994 – Emmanuel Macron est lauréat du concours général de Français. Bravo !

Hélas, sa famille que son idylle avec son professeur Brigitte Trogneux (future Première Dame) renfrogne quelque peu, l’exfiltre de La Providence. Il achèvera ses études secondaires au lycée parisien Henri IV.

1995 - Emmanuel Macron obtient le baccalauréat scientifique avec la mention « très bien » ? . Encore bravo !

Après quoi, admis en hypokhâgne puis en khâgne 3 au lycée Henri-IV, Emmanuel Macron échoue à deux reprises à l'écrit du concours d'entrée de l'École normale supérieure » ?. Pas bien !

A ce coin du tournant, nous sommes tentés de nous exclamer : Quel gâchis ! Ce jeune homme avait, comme on dit à présent, du potentiel, il pouvait devenir un scientifique ou un professeur émérite de Philo. Nous en avons grand besoin, de femmes et d’hommes de sciences ?. Il arrive aussi qu’un échec soit salutaire et donne de l’élan… si l’ambition n’a pas déjà dévoré le Sujet.

C’est probablement après cet échec-là, qu’il fait ses classes « politiques », comme sympathisant du Mouvement des citoyens qu’avait orchestré monsieur Chevènement, au crépuscule des années 90.

A ce moment-là, l’impétueux Macron s’apprête à devenir un obscur Enarque, après une escale à Sciences-Po.

Diplômé de l’ENA en 2004, le jeune Macron devient donc Haut fonctionnaire.

En 2006, il rejoint le Parti socialiste.

Wikipedia précise : « Lors de l' élection présidentielle de 2007 , il fait partie du groupe les Gracques , composé d'anciens patrons et de hauts fonctionnaires, qui appelle à une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou »

« En septembre 2008 , il se met en disponibilité de la fonction publique et devient banquier d'affaires chez Rothschild & C ie », il y a été recruté sur recommandation d’un certain Jacques Attali.

Le 15 mai 2012, Emmanuel Macron devient secrétaire général adjoint de l'Élysée.

La suite, nous la connaissons… En tous cas, nous ne pouvons que maudire le Jury du concours de Normale Sup d’avoir recalé cet énergumène-là.

- « des rapports de domination et de sujétion » –

Une fois n’est pas coutume et non sans réserves, nous citerons l’homme d’État Georges Clémenceau qui avait raillé :

« L'homme qui n'a pas été anarchiste à seize ans est un imbécile. (Mais c'en est un autre, s'il l'est encore à quarante). »

Mais ce propos, convenons-en, date quelque peu. Citons plutôt un autre homme d’État dont Emmanuel Macron et Valls se vantaient d’être les émules, Michel Rocard.

Peu avant sa mort, Rocard qualifia ainsi Valls et Macron :

« « Ils n'ont pas eu la chance de connaître le socialisme des origines , qui avait une dimension internationale et portait un modèle de société. (…). Le pauvre Macron est ignorant de tout cela. La conscience de porter une histoire collective a disparu, or, elle était notre ciment. Macron comme Valls ont été formés dans un parti amputé. Ils sont loin de l'Histoire. » 4

En somme, après avoir été rebuté de Normale Sup, il est apparu que ce Macron n’était ni intellectuel, ni manuel.

Macron est, nous a-t-on assuré, un admirateur de Léo Ferré. Puisse-t-il écouter :

« Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître

Tellement vous êtes beaux

Et vous comptez vos sous

En long

En large

En marge

De ces salaires que vous lâchez avec précision

Avec parcimonie

J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur et nivel0ateur qui empêche toute identification...

Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les champions de l'anonymat. »

Ou encore cette strophe :

« Vous avez le style du pouvoir

Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes

Comme si vous parliez à vos subordonnés,

De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt, dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise: "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"

Soyez tranquilles! Pour la reptation, vous êtes imbattables; seulement, vous ne vous la concédez que dans la métaphore... » 5

Léo Ferré a su rester anarchiste jusqu’à son dernier souffle. A la différence de Cohn-Bendit. Question à un euro : des deux, lequel est devenu « un imbécile » ?

A défaut de débattre avec lui des rapports politiques qui, comme le soulignait Friedrich Engels, le co-équipier de Karl Marx, sont des rapports de domination et de sujétion 6 , et encore moins de tout le reste, nous pouvons l’interpeller.

- « trop intelligent(s), trop subtil(s)-

Monsieur le chef de l’État,

Le monde est pourri (le Parquet aussi, faites gaffe où vous mettez les pieds) mais la vie est belle et, parfois, tigresse.

Cette pourriture du vieux monde, vous tentez de la faire passer en contrebande, comme dans la novlangue dépeinte par Georges Orwell, sur l’air de « la liberté, c’est l’esclavage ».

C’est votre façon à vous d’être « trop intelligent et trop subtil ».

Ainsi même, à vous entendre :

Le vieux monde, c’est le nouveau monde

Le progrès, ce sont les contre-réformes qui détruisent les retraites, les hôpitaux, les services publics, ce que vous appelez, comme d’autres avant vous « La destruction créatrice »

Continuons :

Le dialogue social, c’est le dialogue du Capital, antisocial

La sécurité, c’est la violence policière toujours plus extrémiste

L’humanisme, c’est la chasse aux réfugiés, aux sans-abri

Le grand débat, c’est le débat avec vous-même

La négociation, c’est le carcan

Il suffit de voir comment vous avez « cadré » les négociations sur l’assurance-chômage. Quelle négociation entre syndicalistes et patronat s’ils sont tenus de « décliner » vos directives ?

Ainsi se consume votre omnipotence, elle se délite dans l’impuissance, tout simplement.

Ce n’est pourtant pas foncièrement de votre faute si les choses de la vie ont pris la tournure des manifestations et piquets en Gilet jaune. Elles ont pris cette tournure parce que les chefs de l’opposition antilibérale et insoumise et, surtout, les Martinez et autre Veyrier ont cherché à dissoudre le syndicalisme de revendication dans votre Concertation, ont saboté la grève des cheminots.

Vos opposants parlementaires de gauche ou issus de la gauche trépignent ou pleurnichent, au gré des vents. Soyons plus directs : ils veulent, eux, que vous restiez, ils vous supplient d’écarter Castaner et si les choses se tendent, de provoquer des élections législatives anticipées.

En conséquence, les travailleurs et la population ont commencé à prendre eux-mêmes leurs affaires en main, en comptant d’abord sur leurs propres forces.

- En marche… à l’ombre -

A ce jour, ce n’est pas la mobilisation en gilet jaune qui s’essouffle comme le disent les « grands médias » pour vous satisfaire, c’est le pouvoir qui est en dépression nerveuse et en sévère carence respiratoire. Mais, nous ne vous apprenons rien, en la circonstance. Vous êtes placé devant une alternative très crue : ou alors vous partez, ou alors, vous risquez chaque jour un peu plus d’être dégagé. Cruel dilemme, en effet, car vous êtes redevable envers celles et ceux qui vous ont porté à la fonction « suprême », vous êtes en état de sujétion auprès des capitalistes et banquiers, auprès de ce Cartel des trusts et de la spéculation que l’on appelle « Union Européenne »… Vous êtes en marche… à l’ombre.

… A l’évidence, Macron avait tout pour devenir un grand Incompris. Un Halluciné. Plus tard, l’Histoire lui rendra justice… L’Histoire dissipera tous les malentendus dont il est présentement l’objet. Elle ne jugera pas, elle tranchera. N’a-t-elle pas déjà commencé ? N’est-il pas déjà intimement effondré ?

Pour des millions de salariés, d’artisans, d’handicapés, de patients dans les hôpitaux dévastés par la politique des gouvernements successifs, au moment où en coulisse s’échafaude le Plan Macron contre les retraites, au moment où s’avance l’avant-projet de loi pour détruire la Fonction publique, au moment où se vote la loi anti-manifestation, au moment où Benalla est exempté de détention provisoire, au moment où il est confirmé qu’une habitante de Marseille, âgée de 80 ans a été tuée par une grenade lacrymogène de l’État policier, la question qui se pose n’est pas de savoir si Macron doit partir, mais quand.

A suivre !

Nous publierons en milieu de semaine une nouvelle Lettre sur la violence extrémiste de l’État policier français et sur le printemps révolutionnaire du peuple algérien




Daniel Petri, le 02 mars 2019





1 En référence à l’écrivain Georges Orwell qui dans son roman d’anticipation 1984 a décrit la novlangue et ses principes, tels que « la liberté, c’est l’esclavage ».

2 Dérivé du Père et de la Mère Ubu, « héros » de la pièce d’Alfred Jarry UBU ROI (1896). Père Ubu : lâche, traître, naïf, bête, gros, goinfre et méchant, il incarne tous les vices les plus primaires, avec une cruauté enfantine. C’est le symbole de la cupidité des hiérarchies politiques, l’absurdité de vouloir toujours tout. Il est très avare : « Encore une fois, je veux m'enrichir, je ne lâcherai pas un sou ».

Mère Ubu : incarne dans tout le cycle la perfide manipulatrice. Inspirée par lady Macbeth, c’est elle qui va, tout au long d'Ubu roi, pousser Ubu à suivre ses idées -

3 Classes de préparation au concours d’entrée à l’École Normale Supérieure, sur deux ans. « La mission de cette grande école publique et intégralement financée par l'État est de « prépare[r], par une formation culturelle et scientifique de haut niveau, des élèves se destinant à la recherche scientifique fondamentale ou appliquée , à l'enseignement universitaire et dans les classes préparatoires aux grandes écoles [CPGE] ainsi qu'à l'enseignement secondaire et, plus généralement, au service des administrations de l'État et des collectivités territoriales , de leurs établissements publics ou des entreprises » ( wikipedia)

4 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2016/09/15/25003-20160915ARTFIG00194-ce-que-rocard-pensait-de-valls-et-macron.php

5 https://www.paroles-musique.com/paroles-Leo_Ferre-Il_ny_a_plus_rien-lyrics,p0777775

6 F. Engels – « le rôle de la violence dans l’Histoire ». Editions sociales, 1976. Page 18


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