L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

La Commune - Pour un parti des travailleurs - membre du courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs ( IVe Internationale)
(ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34 080 MONTPELLIER)


Actualité du Trotskysme

Publié le mercredi 03 novembre 2010
70 ème anniversaire de l'assassinat de Léon TrotskyIl y a 70 ans, Léon Trotsky mourait assassiné par Ramon Mercader, le tueur de Staline, mais ses enseignements, produits de l'histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire, restent plus actuels que jamais. Il n'y a pas si longtemps de nombreux courants politiques, issus de l'éclatement de la IV° Internationale, affirmaient que le capitalisme avec la révolution technologique connaissait un développement impétueux. Foin des crises économiques, nous dit-on, place à Internet et aux téléphones portables de dernière génération. Qu'en est-il de toute cette bouillie prétendument théorique qui se heurte à la réalité quotidienne vécue par l'écrasante majorité de la population de la planète?l'ampleur de la crise qui a pris naissance aux Etats-Unis avec la crise des " subprimes " a remis les pendules à l'heure : nous sommes bien dans l'époque des guerres et des révolutions. Le système capitaliste a cessé depuis longtemps, plus précisément depuis la première guerre mondiale, d'être progressiste. Sa survie il la doit à la guerre sans fin qu'il mène contre la classe ouvrière internationale et les peuples opprimés, contre tous ceux qui veulent en finir avec son existence synonyme de barbarie, de famine généralisée. La satisfaction des besoins sociaux les plus vitaux n'est ni le moteur, ni le but des capitalistes. Ce qui prime, c'est le profit. Sa survie, il la doit à l'aide précieuse que lui apportent depuis des décennies, dans les moments ou son existence est en cause, les lieutenants ouvriers de la bourgeoisie : le stalinisme et la s o c i a l - démocratie.

Réforme ou révolution ?




Si l'on dit, comme le font les tenants de la " révolution technologique ", que le capitalisme développe les forces productives ou bien qu'il y a deux types de capitalismes, un bon et l'autre mauvais, alors au lieu de combattre pour la révolution, il faut prêcher pour des réformes prétendument " progressistes ". Ou bien alors, il faut promouvoir " la révolution par les urnes ", chère à Mélenchon et à son Parti de gauche, qui nous conduirait, selon lui, par une accumulation de sièges de députés, au socialisme. Il y a bien longtemps que le mouvement ouvrier révolutionnaire a balayé ces sornettes. l'impérialisme, stade suprême du capitalisme, mène une guerre sans merci contre les peuples d'Irak et d'Afghanistan. Il met en danger la continuité de la vie sur la planète aujourd'hui encore plus qu'hier quand Karl Marx écrivait que le capitalisme ne se développe "qu'en épuisant en même temps les deux sources d'où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur", il ne quittera pas la scène de l'histoire sans combattre et sans qu'on le mette à bas. Et c'est justement parce que le capitalisme conduit à la destruction de l'Humanité qu'il faut construire des organisations révolutionnaires pour mettre fin à son règne.

Quelle voie ?




Un autre élément clé du trotskysme réside dans l'affirmation suivante : la seule voie pour en finir avec le capitalisme réside dans la mobilisation indépendante des masses à la tête desquelles se trouve la classe ouvrière. Sans mobilisation de la classe ouvrière, il n'y a aucune possibilité de changement social. La mobilisation des masses est la seule garantie pour que les processus révolutionnaires aillent de l'avant. C'est sur elle qu'il faut s'appuyer pour arriver au pouvoir et mettre en place de nouvelles institutions, totalement démocratiques dans lesquelles les travailleurs seront les acteurs absolus de la planification et de l'exécution des principaux ressorts économiques et politiques de la société.

Hégémonie de la classe ouvrière




Certains arrivent à affirmer, y compris à gauche, qu'avec l'accroissement du chômage et de la mécanisation de la production, la classe ouvrière ne peut plus être celle qui doit être à la tête des changements, car elle est affaiblie, diminuée numériquement, avec peu de capacité révolutionnaire et qu'en conséquence il faut trouver " des sujets de substitution " à cette classe ouvrière. Rien n'est plus faux. Avec la prolétarisation des paysans en Asie et l'avancée de l'urbanisation, la classe ouvrière est plus nombreuse aujourd'hui qu'au début du siècle passé quand elle prit le pouvoir en Russie. Plus que jamais, " (...) la société a trop de civilisation, trop de moyens de subsistance, trop d'industrie, trop de commerce (...) Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées en son sein. Comment la bourgeoisie surmonte- t-elle ces crises ? D'un côté en détruisant par la violence une masse de forces productives, de l'autre en conquérant des nouveaux marchés et en exploitant plus à fond les anciens " (Manifeste du Parti Communiste, 1847). Ce mécanisme décrit par Marx a effectivement atteint son paroxysme sous nos yeux. Alors pour les trotskystes, il n'est de tache plus urgente que de combattre pour la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, pour l'abolition de la propriété privée des moyens de production. Cette actualité-là est plus brûlante que jamais.

Elie Cofinhal, le 6 octobre 2010

Voir aussi dans la catégorie Histoire
Les mutineries de 1917Les mutineries de 1917

En 1917, cela fait trois ans que la plupart des soldats sont engagés dans la pire boucherie que le monde ait connue jusqu'alors. L’épuisement, l’absence d’horizon (aucune paix ni trêve en...

Staline = tout sauf des révolutions !Staline = tout sauf des révolutions !

Nos exposés sur le stalinisme, nous l’avions dit, ne consistent pas en une histoire du stalinisme et de l’URSS et, nous l’espérons, aideront nos lecteurs qui en ont envie ou besoin, à...

Les thèses d’AvrilLes thèses d’Avril

Nous avions relaté dans le numéro précédent qu'en février les masses s'étaient vu confisquer le pouvoir par les bourgeois libéraux et les mencheviks (sociaux-démocrates). Le 4 avril 1917,...

La révolution trahie (1929-1933)La révolution trahie (1929-1933)

« Si Staline avait pu prévoir où le mènerait la lutte contre le « trotskysme », il se fût sans doute arrêté en chemin(…) Les prédictions de ses adversaires qui lui annonçaient qu’il...

Centenaire de la Révolution de février : Quand le prolétariat écrit l'histoireCentenaire de la Révolution de février : Quand le prolétariat écrit l'histoire

Dans la triste époque que nous traversons, il devient  indispensable de nous réapproprier les leçons du passé  et en particulier, les enseignements de la   révolution en Russie, en 1917...

Victoire de la bureaucratie et défaites révolutionnaires. 1926-1928Victoire de la bureaucratie et défaites révolutionnaires. 1926-1928

La politique extérieure est, en général, la continuation de la politique intérieure. La politique intérieure de la jeunesse soviétique se fonde sur « la construction du socialisme dans un...



HAUT