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100 ans après l’ignoble boucherie impérialiste : L’ITINERANCE PESTILENTIELLE néo-pétainiste DE MACRON-LA-GUERRE

Publié le jeudi 08 novembre 2018
La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 72 – jeudi 8 novembre 2018

Macron a un irrépressible besoin de provoquer. C’est un moyen de diversion comme un autre. Une provocation de Macron fera couler un sang d’encre médiatique bien plus torrentiel que l’effondrement d’un immeuble insalubre en péril à Marseille (bilan, à ce jour 5 morts).

Mais, de quoi s’agit-il ? Rendre hommage à Pétain, rien moins. Il répond ainsi au vœu de l’État-major des Armées veulent rendre hommage aux 8 maréchaux qui se sont illustrés durant la guerre de 1914-1918, à l’occasion du centenaire de l’Armistice. En même temps, Macron continue à être le fourrier des agresseurs - pour le compte de l’impérialisme US et ses séides sionistes de l’État d’Israël - du peuple Yéménite, soumis au supplice des bombes et d’une atroce famine. Rendre hommage à Pétain, Macron n’en est plus à une chose près ! Macron, en mai dernier avait rendu hommage à « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée » 1 , c’est-à-dire aux massacreurs de la Commune de 1871, soutenus alors par un jeune officier : le Maréchal Joffre. Mais commençons par le début, qu’est-ce que nous devrions célébrer, le 11 novembre prochain ?

100 ans après l’ignoble boucherie impérialiste : L’ITINERANCE PESTILENTIELLE néo-pétainiste DE MACRON-LA-GUERRE
©Casterman 1993 Tardi

Du point de vue des bourgeois et de leurs médias, Macron vient de faire une faute de goût, en mettant les pieds dans le plat dans l’Union sacrée qui préside toujours aux cérémonies du 11 novembre, jour anniversaire de l’ARMISTICE.

Nous n’avons jamais célébré cet ARMISTICE.

NON, L’ARMISTICE, CE N’EST PAS LA PAIX

Tout d’abord, Un armistice est une convention entre belligérants qui met fin aux hostilités, avant que ne soit conclu un Traité de paix…Ou une reprise des hostilités.

Mais surtout, celui-ci préparait le Traité de paix de Versailles et de Saint Germain-en Laye qui fut une bombe à retardement, au moyen d’un charcutage des territoires. L’inverse d’une véritable paix, laquelle ne pouvait être qu’une PAIX SANS ANNEXIONS.

LA « PAIX » GUERRIÈRE DE VERSAILLES

Pour preuve, la Paix de Versailles fut un Pont jeté vers la Seconde guerre mondiale, ce que nul ne nie de nos jours. Comme l’a rappelé dernièrement le cinéaste Bertrand Tavernier, la guerre ne s’arrêta pas le 11 novembre 1918 : 500 000 soldats français furent contraints de « poursuivre la lutte » à l’Est contre la RUSSIE BOLCHEVIQUE. Des Corps Francs allemands combattirent les velléités d’indépendance de la LETTONIE, entre autres.

Les fameux maréchaux devant lesquels il faudrait se prosterner furent les SEIGNEURS de cette guerre infâme. Dans un de ses tweets dédiés à cette polémique qui « enfle » depuis les propos de Macron, l’érudition de Mélenchon ne pouvait manquer de s’illustrer...




JOFFRE, LE SABREUR SACRÉ PAR SAINT-MÉLENCHON

Nous ne savons pas lequel des deux joue le mieux avec « L’Histoire » et nous nous moquons éperdument de savoir lequel des 8 maréchaux fut le « vainqueur de la guerre ». Nous savons que Joffre fut un des artisans de la GUERRE À OUTRANCE et l’un de ceux qui, avec Nivelle, Mangin et autres BOUCHERS, la rendirent plus horrible encore, autant par carriérisme que par militarisme forcené, sans aucun égard aux conditions de vie de « leurs » soldats. Joffre avait sévi auparavant dans les sales expéditions coloniales, contre l’Indochine en particulier.

Joffre fut notamment responsable d'une boucherie lors de la bataille de la Somme est démis de ses fonctions de commandant en chef de l'armée, le 3 décembre 1916. Il fut ensuite démis de ses fonctions.

LA « VICTOIRE » DES CLASSES DIRIGEANTES ET DE LA NOIRE RÉACTION !

Macron, tout tartufe qu’il soit, dit clairement ce qu’il veut voir fêté : « La victoire de la France ». Une victoire de la France ? Non, une victoire des classes dirigeantes, les exploiteurs, les oppresseurs des colonies, le haut-clergé et… les antisémites de tout poil. Cette victoire était aussi celle des monarchistes haineux comme Charles Maurras.

Ah, il est question de Pétain, ignoble personnage parmi les siens. Comme ses pairs : un Saigneur et un Fusilleur de soldats, un organisateur de la décimation des « poilus » qui, n’y tenant plus, se mutinèrent, en 1917. Les maréchaux Foch et Joffre, après cette guerre finirent naturellement par oublier de vivre. En revanche, un des bras droits de Foch, le général Maxime Weygand fut promu généralissime en mai 1940 et s’allia à son ennemi intime Pétain pour devenir un des membres fondateurs du Régime exécré de VICHY.

Que restait-il au lendemain de cette immonde boucherie ? Des villages sans hommes. Des « gueules cassées », l’armée des mutilés, des enfants sans père ou sans frère. Par millions. En Haute-Savoie, les tenues folkloriques sont de couleur noire parce que la plupart des femmes portaient le deuil à vie. Les survivants ne pouvaient parler de ce qu’ils avaient vu dans l’enfer sans fin des tranchées. Tout ce qu’a patiemment dessiné le grand auteur de BD, Jacques Tardi, pendant des décennies.

Nous ne pouvons ici relater tout ce qui s’est passé. Mais, là encore NI OUBLI, NI PARDON pour ces Maréchaux ! QU’ILS SOIENT, A JAMAIS, MAUDITS PAR L’HISTOIRE, TOUS !

Et les gouvernements de guerre, avec ! Tous ceux qui ont transformé les hommes en CHAIR A CANONS.

« ON CROIT MOURIR POUR LA PATRIE… »

Nous invitons nos lecteurs à consulter les sites de la Fédération nationale de la LIBRE PENSEE 2 (site national et sites départementaux) qui montrent le vrai visage de cette guerre et de ses instigateurs. Nous faisons nôtre les quelques lignes que Jeanne Malmont a rédigée pour les réseaux sociaux :

« Le 8 novembre 1914 , sur simple ordre de Pétain, le chasseur Henri Bourdung est fusillé pour l'exemple, suspecté d'abandon de poste. En Mars 1915, Pétain s'adresse au général de Maud’huy, commandant la 10e Armée, lettre dans laquelle il justifie et revendique l’ordre d’exécution immédiate prononcé par lui-même. Macron vient de rendre hommage à ce Pétain fusilleur de Poilus, futur collabo. Réhabilitation collective de tous les fusillés pour l'exemple ! »…Pièces à l’appui.



" On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels" Anatole France 1922.
L'état-major en 1914 réclamait 100000 obus de 75 par jour alors qu'on en fabriquait 10000. Entre 1915 et 1917, les usines Renault assembleront 2000 chars FT-17, doubleront leur production de camions et produiront 8,5 millions d'obus. Citroën s'installe Quai de Javel en 1915 pour produire 24 millions d'obus. Les chiffres d'affaires et les profits explosent pour les grands patrons. Schneider, Michelin, Peugeot, Bloch (Dassault)... Les colonies sont mises à contribution (mines de cuivre du Katanga au Congo Belge) pour les douilles des munitions. Shell approvisionne le corps expéditionnaire britannique et fournit 80% du TNT. Idem du côté allemand avec Bayer, Krupp, Rheinmetall.
MAUDITE SOIT LA GUERRE ET LES MARCHANDS DE CANONS
"

« NOUS, LES TROUFIONS - ON VA SE METTRE EN GRÈVE… »

La meilleure réplique à ceux qui honorent soit Pétain, soit Joffre restera toujours la Chanson de Craonne

« Quand au bout d'huit jours le repos terminé

On va reprendre les tranchées,

Notre place est si utile

Que sans nous on prend la pile

Mais c'est bien fini, on en a assez

Personne ne veut plus marcher

Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot

On dit adieu aux civ'lots

Même sans tambours et sans trompettes

On s'en va là-bas en baissant la tête

- Refrain :

Adieu la vie, adieu l'amour,

Adieu toutes les femmes

C'est bien fini, c'est pour toujours

De cette guerre infâme

C'est à Craonne sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous des condamnés

C'est nous les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance

Pourtant on a l'espérance

Que ce soir viendra la r'lève

Que nous attendons sans trêve

Soudain dans la nuit et le silence

On voit quelqu'un qui s'avance

C'est un officier de chasseurs à pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe

Nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards

Tous ces gros qui font la foire

Si pour eux la vie est rose

Pour nous c'est pas la même chose

Au lieu d'se cacher tous ces embusqués

F'raient mieux d'monter aux tranchées

Pour défendre leurs biens, car nous n'avons rien

Nous autres les pauv' purotins

Et les camarades sont étendus là

Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :

Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront

Car c'est pour eux qu'on crève

Mais c'est fini, nous, les troufions

On va se mettre en grève

Ce sera vot' tour messieurs les gros

De monter sur le plateau

Si vous voulez faire la guerre

Payez-la de votre peau »






Jeudi 8 novembre 2018







1 http://www.lacommune.org/Parti-des-travailleurs/Lettre-d-infos/Dehors-Macron-le-versaillais...

2 https://www.fnlp.fr/


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