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Résumé des 97, 98 et 99ème jours de grève des postiers du 92

Publié le jeudi 08 mai 2014
98 et 99ème jours de grève des postiers du 92La direction fait de la gonflette

La direction, comptant sans doute sur une démoralisation des grévistes, avait roulé des mécaniques en déchirant avant le week-end du premier mai le protocole de fin de conflit discuté jusqu'ici avec les grévistes. Lundi matin le nombre de grévistes n'avait pas baissé et le calcul des patrons tombait à l'eau. Regonflée par une prise de parole réussie à Paris XVI, les participants à l'assemblée générale (remarquable par son volume) discutait de l'éventualité d'un blocage total des négociations pendant la semaine entière et s'apprêtait à faire face au silence. Surprise ! Un courriel arrivait dans la foulée de l'AG et indiquait que nos petits camarades cadres du 92 étaient prêts à nous recevoir malgré la composition de notre délégation (trop vilains !) et les prises de parole sur Paris.


Mardi : un pas vers la riposte

Après une prise de parole particulièrement sympa à Paris XII et de nombreuses discussions ans les travées, les facteurs(trices) grévistes se dirigeaient vers la porte de Versailles pour tenter de manifester à la sortie de BFM radio où François Hollande tenait le crachoir. Malheureusement, les embouteillages nous empêchèrent d'arriver à l'heure pour intercepter le président de la république. Dommage car nous aurions bien aimé avoir des nouvelles de l'intervention (auprès de La Poste) promise par Montebourg en mars dernier.

Malgré ce petit contretemps, il s'agissait de garder le rythme et de ne pas perdre de vue les objectifs de la journée : soutenir nos camarades Adil et Bruno (tout deux en passe d'être sanctionnés) et être présents (à l'heure) à la coordination IDF que nous avions initiée. Nous fîmes donc une visite à la direction de Coliposte où nous avons signifié que la convocation d'Adil en entretien préalable alors qu'il est en arrêt maladie depuis un mois et demi était un scandale. Pour l'anecdote, le sieur Uribe (patron de son état) qui était soit disant absent à été vu par les grévistes, caché dans sa grosse voiture et assez peu pressé d'en sortir.

A 14H00, après une prise de parole sur la PPDC de Paris Europe (XVII) relative aux risques de sanction pour Bruno (qui a eu le malheur de venir nous serrez la main un jour où nous étions présent dans la direction de Paris Nord), nous étions à la Bourse du travail.

l'assemblée présente correspondait aux attentes : elle a rassemblé des militants et des postiers de 4 bureaux de Paris et à des représentants syndicaux ou postiers du 93, du 78, du 95 et même d'Ille et Vilaine. Après un résumé de la grève du 92, l'assemblée a discuté de la nécessité du tous ensemble et proposée une nouvelle échéance le vendredi 16 mai. Quoi qu'il en soit, il est fort probable que la grève du 92 ait un impact à court terme sur la situation à Paris.



Mercredi : La Poste recule à petit pas sur le 92 met de l'huile sur le feu à Paris

Pendant les négociations qui avaient lieu le matin, une délégation de grévistes se rendait à la préfecture pour chercher un interlocuteur en capacité de peser un peu sur la situation. Après une petite attente, nous vîmes deux membres du cabinet du préfet qui prirent connaissance de nos propositions de compromis et nous signifièrent que La Poste ne voulait pas de médiateur, ce qui ne nous a pas étonné.

Alors que la direction recommence à discuter sérieusement sur le 92 (même si c'est à pas de fourmi), elle frappe fort sur Paris. Bruno, un militant de SUD paris, vient de passer en commission de discipline pour avoir osé nous dire bonjour lors d'une de nos actions. Tarif : licenciement pour faute grave. La direction a infléchi sa stratégie : elle revule progressivement sur les revendications des grévistes du 92, mais cherche à décimer les syndicalistes qui cherchent à lier et étendre les différents conflits locaux. En procédant de cette manière, la direction alourdit sa note et elle se prépare de mauvais jours. Un préavis illimité sur Paris Europe est déposé pour lundi et il ne sera pas sans lendemain. D'autant que la situation commence également à se tendre à Paris 15, où une délégation de masse a regroupé 90 facteurs (sur 150), qui ont protesté contre le projet de restructuration qui vise leur centre.

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