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Qui trouble l'ordre public ?

Publié le mai 2005
Comite Chômeurs & Salariés d'Alfortville<br />Conseiller municipal : Daniel PetriAprès avoir refusé de prendre un arrêté municipal interdisant les expulsions de logement sous prétexte que ce serait illégal voire anti-démocratique, vous avez pris un arrêté municipal qui interdit les manifestations devant la mairie le samedi de 9 heures à 23 heures, ce qui n'est pas très démocratique.

Déclaration de Daniel PetriDéclaration publique de Daniel Petri suite à la prise par M. Rouquet, député-maire d'Alfortville, d'un arrêté visant à interdire au CCSA de manifester le samedi devant la mairie.



Votre arrêté ne vise pas des attroupements de voyous, de racaille ou de dangereux terroristes, mais les manifestations de mères de familles, de mal-logés qui se déroulent devant la mairie chaque samedi, de 14 h 30 à 15 h 30. Vous prétendez avoir pris cette mesure dans le cadre de vos pouvoirs de police, pour empêcher les troubles à l'ordre public, conformément à l'article L 2212-2 du Code des communes. Or, cette disposition du Code des communes vous rend responsable notamment d'ordonner " la démolition ou la réparation des édifices menaçant ruine " mais aussi de " la sûreté, la sécurité et de la salubrité publiques ". Si telle était votre préoccupation, il y a longtemps que vous auriez pris les arrêtés nécessaires à l'encontre des hôtels insalubres et dangereux dans lesquels sont entassées, dans des chambres de 15 à 20 m2, des familles entières qui, maintenant, manifestent devant la mairie parce que leurs demandes de logement HLM sont bloquées. Si l'ordre public était vraiment votre souci, il y a longtemps que vous auriez fait démolir des bâtiments comme le 225, rue Paul Vaillant Couturier, où le toit risque de s'effondrer, le 2, rue Véron, le 41 bis, rue du président Kennedy, etc.

Vous refusez de reloger les familles

Pourquoi refusez-vous de prendre ces mesures ? Est-ce pour ne pas avoir à reloger les familles concernées dans le parc des logements de l'OHSA, dont vous êtes le Président ?
Quoi qu'il en soit, c'est vous, Monsieur Rouquet, qui, en ne prenant pas les mesures de protection de la population, pire, en interdisant aux mal-logés de manifester, troublez l'ordre public.

Un homme de gauche, ça n'envoie pas la police contre les mal-logés

Devant la presse, vous ne cessez de répéter que vous êtes un homme de gauche. Dont acte, Monsieur Rouquet. Mais alors, un homme de gauche, ce n'est certainement pas quelqu'un qui remet en cause le droit des gens de manifester pacifiquement, pour défendre leur vie de famille et leurs enfants, pour obtenir un toit décent et pour que soient fermés et démolis les hôtels meublés et les taudis insalubres où ils risquent leur santé et leur vie. Un homme de gauche, ce n'est certainement pas un maire qui refuse de recevoir les familles mal-logées et de leur donner un bail dans le parc des logements HLM ; ce n'est pas non plus un maire qui tente d'empêcher un conseiller municipal de gauche de faire une déclaration devant le conseil municipal au nom des mal-logés.

Un homme de gauche, ça n'envoie pas la police contre des mères de familles.

Monsieur le Député-maire, vous avez beau dire, vous avez beau faire, vous ne pourrez pas m'empêcher de parler au conseil municipal dont je suis, que cela vous plaise ou non, un élu à part entière, pas plus que vous ne pouvez empêcher les gens de faire un piquet de protestation devant la mairie le samedi.

La démocratie communale, la démocratie, tout simplement, c'est aussi cela, monsieur Rouquet.

Pour toutes ces raisons, j'exige la levée immédiate de l'arrêté du 12 avril interdisant les manifestations de mal-logés devant la mairie. Pour ces mêmes raisons, je porte plainte contre vous pour abus de pouvoir devant le tribunal administratif de Melun. Pour ces mêmes raisons, les mal-logés continueront à manifester chaque samedi, devant la mairie, à 14 h 30.

l'ordre public exige qu'il soient reçus.

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