L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

La Commune - Pour un parti des travailleurs - membre du courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs ( IVe Internationale)
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Attentats du 13 novembre : Communiqué de La Commune

Publié le samedi 14 novembre 2015
Attentats du 13 novembre : Communiqué de La Commune

Il n’existe pas de mots assez fort pour dire ô combien nous sommes révulsés par la vague de barbarie sans nom qui a ensanglanté Paris. Massacre, bain de sang, folie destructrice... Nous pensons aux victimes et leurs familles, sacrifiées de façon immonde. A celles et ceux qui sont tombés, à celles à ceux qui, toute leur vie, garderont les séquelles lourdes de ces scènes d’effroi sans fin.

Le bilan est extrêmement lourd, il pourrait être évalué à 200 morts dans les prochaines heures.

Le pseudo « État islamique » revendique ce massacre. A ce stade, cela ne relève ni du terrorisme, ni même d’un « acte de guerre » mais d’une tuerie lâche et ignoble contre les travailleurs et les peuples du monde entier, à des fins exclusivement et totalement CONTRE RÉVOLUTIONNAIRES.

Ce soi-disant « État », on le sait, est instrumentalisé par les régimes de type féodal (Qatar, Arabie Saoudite), par le boucher Erdogan et autres États « amis »  des « grands de ce monde » (parmi lesquels Hollande figure "en bonne place"). L’ancien chef de la sécurité de la DGSE, Alain Chouet, faisait lui-même, le constat dans les colonnes de l’Humanité, le 3 juillet dernier : « Nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène djihadiste ».

Au-delà de la douleur que nous éprouvons, revient toujours la même question : A qui profite ce crime ? Autre façon de soulever la même interrogation : Contre qui va-t-il se retourner ?

Contre les « grands de ce monde », c’est-à-dire les puissances impérialistes ? Pas du tout. D’ores et déjà, avant même qu’elle se soit achevée, avant minuit ce 13 novembre, la tuerie a été instrumentalisée pour fermer les frontières et suspendre, par l’état d’Urgence, toutes les libertés culturelles et démocratiques, de réunion et de rassemblement pour une période indéterminée, en application d’une loi de 1955 mise au point aux heures sombres de la guerre d’Algérie.

Le gouvernement va retourner le couteau de ces tueries contre nous tous, contre toute la population laborieuse, contre les peuples qui luttent pour leur survie.

Sans attendre la dernière rafale, les « politiques » sont montés au créneau pour en appeler à l’Union nationale qui veut nous voir « tous derrière le gouvernement et le chef de l’État », tous au garde à vous. Tandis que les médias, désormais rompus à ce genre d’exercice, rivalisent de titres-choc. « C’est la guerre » lit-on en Une du Parisien.

Unité nationale ? Pas avec nous ! Aucune unité avec ce gouvernement qui vend des armes à des États barbares, à des dictateurs abjects, des oppresseurs. Aucune unité avec ce gouvernement qui intervient militairement et par les bombes en Syrie, comme il est intervenu en Libye, sous Sarkozy. Pas avec ceux qui vont tirer profit de cet état d’urgence (qui n’est rien d’autre que l’État d’exception « à la Française ») pour pousser les feux de leurs réformes scélérates, contre le Code du travail et la protection sociale des salariés et s’en prendre aux immigrés, aux réfugiés mais aussi, aux musulmans.

Aujourd’hui comme hier, le choix n’est pas entre les barbares impérialistes « civilisés » et les barbares sauvages que les opérations politiques et militaires des premiers ont engendrés.

La « fermeture des frontières », cela signifie que les réfugiés vont payer une deuxième fois pour les menées barbares et moyenâgeuses dont ils ont été la cible, tout comme ils ont été la cible du boucher El Assad. Les réfugiés mais, tout autant, les familles des travailleurs et étudiants étrangers qui vivent en France. Là encore, la soi-disant « lutte contre le terrorisme » dont se vantent Valls-Hollande n’est qu’un sale prétexte pour mettre tout le monde au pas et piétiner les droits fondamentaux. Qu’on le veuille ou non, les tueries monstrueuses sont la rançon de la politique extérieure de « La France », c’est-à-dire de l’impérialisme.

Seule, l’unité des travailleurs et des peuples pourra y mettre fin.

Ni Unité nationale ! Ni fermeture des frontières !

À bas l’État d’Urgence !


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