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membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
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« Aidez les Tamouls ! »

Publié le janvier 2005
Raz-de-marée en Asie du Sud30 000 morts, des milliers de sans-abri, tel est le nombre, impressionnant mais hélas provisoire, de victimes du cataclysme au Sri Lanka, l'un des pays les plus touchés. Au Nord du Sri Lanka, précisément, c'est le pays des Tamouls, laissés pour compte par le gouvernement avec lequel ils sont en conflit depuis plus de trente ans. Du coup, l'aide humanitaire ne parvient pas, ou difficilement, au Nord de l'île. Entretien avec Rathis, étudiant et représentant de l'association humanitaire Organisation de Réhabilitation Tamoul (ORT). La Commune : Quelle est la situation à l'heure actuelle ?

Rathis : Le Sri Lanka n'a jamais connu une situation d'une telle ampleur. D'immenses vagues de plus de 10 mètres ont emporté les habitations des zones côtières sur plus de 800 km de côtes, dans le Sud et dans le Nord-est. Le Nord de l'île, c'est mon pays, celui des Tamouls. À cause du conflit qui oppose les Tamouls au gouvernement Sri Lankais, la population n'a pas droit, ou alors difficilement, aux vivres et aux médicaments qui arrivent dans la capitale, Colombo.
Bien sûr, ici, nous nous inquiétons pour nos familles qui sont au pays, car nous craignons le pire. Une fois de plus, la population tamoule connaît le malheur après avoir connu les conséquences de la guerre. De plus, il y a tout lieu de craindre les épidémies dues au manque d'eau potable et donc à la mauvaise hygiène.

L. C : Comment agit l'ORT ?

Rathis : l'ORT est une organisation humanitaire reconnue en tant qu'ONG depuis 1992 au Sri Lanka. Depuis notre création, en 1992, nous sommes présents dans plus de 15 pays (Amérique du Nord, Asie, Europe ...). Comme nous sommes en permanence sur place, nous avons pu apporter l'aide d'urgence aux populations immédiatement, dès le 26 décembre.

Nous avons aidé à déblayer les corps, nous avons collecté des fonds et apporté des médicaments et des produits de première nécessité.

Au début, les compagnies aériennes de monde entier nous affrétaient les colis gratuitement jusqu'à Colombo. Et une fois dans la capitale, nos équipes prenaient en charge l'acheminement jusqu'au Nord.

Maintenant, une fois l'émotion du premier jour passée, les mêmes compagnies aériennes veulent nous facturer les trajets d'avion. De ce fait, tout revient plus cher et il vaut mieux acheter beaucoup de produits sur place, comme les vêtements par exemple.

On se fait souvent aider par d'autres ONG pour acheminer les produits nécessaires, autrement, les autorités de Colombo sont capables de dresser des obstacles à notre action.

La vague a pénétré jusqu'à 2 km à l'intérieur du pays. Les gens ont beaucoup de mal pour se nourrir, d'autant qu'ils refusent de manger du poisson car ils pensent que les poissons mangent les corps de leurs proches. Alors, nous leur apportons pour l'essentiel des lentilles et de la nourriture végétarienne et on leur donne de la viande, surtout du poulet, au moins une fois par semaine.

L. C : Quelle est l'aide d'urgence indispensable ?

Rathis : l'aide d'urgence, c'est d'abord un toit, des vêtements et de quoi manger, comme je viens de le dire. Ensuite, il faut se rendre compte que les gens ont tout perdu, et que la plupart n'ont que ce qu'ils portaient sur eux au moment du raz-de-marée.

Les pêcheurs, quand il leur reste une barque, ont peur de retourner dans l'eau, et l'eau salée a inondé les terres. On ne peut rien faire pousser tant que la terre ne sera pas asséchée et régénérée.

Nous allons proposer à la solidarité mondiale le parrainage d'écoles, de villages, d'orphelinats. Nous avons besoin d'argent pour la réfection des routes, des infrastructures, des ponts, des maisons et des bâtiments publics. Et nous voulons poursuivre l'alphabétisation des enfants. Aidez les Tamouls !

Propos recueillis par Pedro Carrasquedo.

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