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Elections à Buenos Aires

Publié le vendredi 15 juin 2007
ArgentineLe résultat des élections à Buenos Aires, capitale de l'Argentine, siège du gouvernement et centre de la vie politique, ont une importance nationale. Avec en toile de fond la crise du système politique bipartite, les élections du 3 juin ont permis d'évaluer la situation dans laquelle se trouve le gouvernement Kirchner par rapport au mouvement des masses et s'il en une solution pour la bourgeoisie qui donnerait une stabilité au système politique. C'est la première fois que l'Union Civique Radicale est absente de ces élections et qu'il n'y a plus de bulletin de vote au nom du Parti Justicialiste.La décision du président Kirchner de s'impliquer en soutenant, comme jamais cela ne s'était vu auparavant, le ministre de l'Éducation Filmus a donné à ces élections un caractère particulier. Bien que son candidat ne se soit retrouvé qu'à la seconde place avec 22 points de moins que Macri, le vainqueur de ce dimanche 3 juin, le Président Kirchner a fêté cet événement.

La victoire de Macri

Macri, l'héritier de l'un des groupes économiques le plus puissants du pays, candidat de la droite, a obtenu 46ÿ% des votes exprimés. Ce résultat repose principalement sur le désenchantement des habitants de Buenos Aires vis-à-vis des faux progressistes qui gouvernent la ville depuis plus de dix ans. C'est aussi le rejet des discours de Kirchner, qui dit une chose et qui fait le contraire, et toujours contre les intérêts populaires. La campagne électorale de Mauricio Macri a bénéficié de cette situation et lui a donné un vernis " progressiste ".

La défaite de Kirchner

Ces élections ont eu lieu à un moment où les illusions que le gouvernement Kirchner avait suscitées commencent à se dissiper. La disparition de Jorge Julio López, les élections dans la province de Misiones, ont marqué le début de cette conjoncture qui, dans les deux derniers mois, s'est approfondie. La grève des instituteurs de la province de Neuquén et l'assassinat de l'instituteur Carlos Fuentealba ont été un avertissement pour Kirchner et son ministre Filmus. La révolte des instituteurs et des travailleurs de la province de Santa Cruz a frappé de plein fouet le Président, ancien gouverneur de cette province, et son ministre. l'actuel gouverneur Sancho a été démis et après trois mois à faire le sourd ; Kirchner a dû reculer, obligé de modifier les salaires de base bloqués depuis des années, de convoquer les réunions paritaires. Le plus important est qu'il s'est avéré, à la vue de tout le monde, dans la capitale et dans tout le pays, que la province du Président était dirigée depuis le Palais Présidentiel, avec les méthodes d'un grand propriétaire terrien. Et comme si cela ne suffisait pas, le premier scandale public de corruption impliquant des fonctionnaires de ce gouvernement vient d'éclater.

Crise politique

C'est dans ce cadre qu'ont eu lieu les élections dans la ville de Buenos Aires. De là leur importance et aussi l'importance que leur a donné le gouvernement de Kirchner. Le Président s'est exposé lui-même comme s'il était le candidat, mettant en avant son épouse et possible candidate à l'élection présidentielle et tous ses ministres, annonçant une mesure par jour et se saisissant de toutes les occasions pour intervenir dans la campagne électorale en attaquant les adversaires de son ministre. De nombreux journalistes ont fait couler des fleuves d'encre à se poser la question : pourquoi le Président s'implique-t-il autant dans cette campagne électorale ? La réponse est simple : il devait intervenir pour que son candidat se retrouve au moins au deuxième tour, faute de quoi il risquait de se retrouver dans une situation encore plus délicate que celle qu'il connaît aujourd'hui dans la perspective des élections présidentielles du mois d'octobre.

l'élection de Patricia Walsh

La liste " Nouvelle Gauche ", impulsée par le MST (Mouvement Socialiste des Travailleurs), a doublé le nombre de voix qu'elle avait obtenu aux élections de 2005, et sa tête de liste, Patricia Walsh, a été élue conseillère municipale de la capitale.

Fort de ce résultat, le MST appelle tous ceux qui ont mené cette campagne électorale, les centaines de personnes qui se sont impliqués dans les bureaux de vote pour qu'on ne vole pas des voix à la Nouvelle Gauche, à rejoindre le combat pour cette véritable alternative politique.

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