L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

- La Commune - Pour un Parti des Travailleurs -
membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
(ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34 080 MONTPELLIER)


Cristina au pays des merveilles

Publié le dimanche 25 décembre 2011
Argentine : dix ans après l' «Argentinazo»Dix ans après le soulèvement populaire, l' "Argentinazo", de décembre 2001, nous donnons la parole à nos camarades Travailleurs (MST) en publiant l'Éditorial du dernier numéro d' "Alternativa Socialista" daté du 15 décembre 2011. La présidence de la République Argentine ne peut occulter le fait que la crise du capitalisme mondial touche déjà ce pays autour de l'exportation de produits agricoles en particulier le soja. Déjà dans son discours d'investiture, Cristina a fait allégeance au FMI et menace la classe ouvrière posant ainsi les bases d'un nouvel "Argentinazo", nécessairementDans son discours de réélection,
le 10 décembre dernier, la
Présidente a présenté un bilan
de sa gestion et a dessiné à grands
traits les contours de son orientation
pour 2012. Le noyau dur de son allocution
a mis à jour l'essence même de la
méthode Kirchner, une construction
politique intéressée de la réalité.

Comme socialistes et révolutionnaires,
un de nos objectifs est d'essayer d'apporter
la clarté politique aux militants du
mouvement ouvrier, populaire et jeunes.
Dans ce sens, face au discours de
Cristina, nous devons essayer de
balayer l'écume de la surface pour
mettre au jour la vérité sur ses
plans.

Avant l' " Argentinazo " de 2001,
les dirigeants patronaux pouvaient
déclarer impunément comme
Menem, que " si dans la campagne
électorale je disais ce que je
vais faire, personne ne voterait
pour moi " . Aujourd'hui le peuple
travailleur n'accepterait une semblable
provocation. C'est pour ca
que Cristina a du recouvrir sous
une cellophane progressiste son
paquet de mesures qui ne sont
rien d'autre qu'une lettre d'amour
à la droite. En l'absence de représentants
syndicaux et des cadres
péronistes, elle fut applaudie par des
fonctionnaires obséquieux et des jeunes
permanents, qui sont au centre d'un
scandale avec la police de Buenos
Aires.

Pour les patrons et le FMI



Avec des chiffres et des statistiques,
elle prétendit démontrer les progrès du
gouvernement " national et populaire ".
Mais en dehors de sa manipulation de
ses nombres, la Présidente ne fit aucune
allusion à l'augmentation des tarifs
des services publics causé par la diminution
des subventions, ni à l'inflation
galopante, ni au plafond salarial qu'elle
prétend imposer. Par contre, elle parla et en quels termes, de deux question
clés : la dette extérieure et le droit de
grève.

En ce qui concerne la dette extérieure,
force est de constater que les gouvernements
des Kirchner furent ceux qui
payèrent le plus et au comptant de tous
les gouvernements depuis la dictature
militaire génocide. Malgré ces paiements
scrupuleux cette dette a continué
de s'accroitre pour atteindre aujourd'-
hui : 180 000 millions de dollars. Un tel
transfert de richesse aux usuriers de la
Banque Mondiale fut présenté
... comme une politique d'indépendance nationale ! Une jonglerie verbale pour dissimuler un abandon honteux. Obama
qui exige plus et encore plus, sait qu'audelà
de cette rhétorique mensongère, le
gouvernement national Kirchner est
obéissant et qu'il paye bien.


Contre la classe ouvrière



Le second paramètre qui identifie la
nature réelle de ce gouvernement est
sa position face aux travailleurs, aux
jeunes et aux secteurs populaires, leurs
luttes et leurs droits démocratiques.
Dans son discours, Cristina fit assaut de
menaces de nervis. Sans fard, elle attaqua
violemment le droit de grève. Les
grands entrepreneurs et leurs dirigeants politiques ont bien apprécié et l'impérialisme
est satisfait. Il s'agit d'une politique
d'intimidation préventive contre la
classe ouvrière parce qu'elle sait bien
que la crise internationale la pousse à
prendre des mesures d'austérité qui un
peu plus tard ou un peu plus tôt alimenteront
la révolte et la résistance ouvrière
et populaire. Comme si cela n'était
pas suffisant de criminaliser la protestation
sociale, elle veut aller encore plus
loin.

Nos propositions



Dans le contexte de cette conjoncture
politique et prévoyant une
perspective de plus grands conflits
et de changement brusques, les
Socialistes du MST proposent à
tous les militants du pays trois
taches fondamentales. En premier,
la nécessité de soutenir et
d'impulser avec toutes leurs forces
chaque lutte ouvrière, populaire
ou étudiante qui se présente.
En second, diffuser et expliquer
nos proposition alternatives pour
que la crise économique et ses
conséquences journalière ne
soient pas payées par le peuple,
mais par leurs responsables : les
capitalistes. En trois nous les invitons
à s'engager dans notre parti, le
MST parce que le militantisme sur le
plan social est insuffisant si nous ne
l'accompagnons pas de la construction
d'une alternative politique pour des
changements de fond et anticapitalistes.


Le problème c'est que nous vivons dans
un monde en crise, et l' Argentine n'en
est pas à l'abri, et non dans le pays des
merveilles que veut nous vendre
Cristina.


(Traduction Elie Cofinhal)


15 décembre 2011.






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