L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

- La Commune - Pour un Parti des Travailleurs -
membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
(ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34 080 MONTPELLIER)


tract npa comité Mauléon-Soule

Publié le samedi 15 janvier 2011
<h1>VIVE LA REVOLUTION DU PEUPLE TUNISIEN !</h1>Ainsi, quatre semaines après le suicide par le feu du jeune marchand ambulant Mohamed Bouazizi à l'âge de 26 ans, le despote Ben Ali et sa suite ont été balayés par l'héroïque soulèvement du peuple tunisien, uni dans la révolte contre le chômage, la vie chère, contre le régime corrompu et contre le terrorisme d'Etat. Cet extraordinaire mouvement d'ensemble avait été précédé, en 2008, par les grèves du bassin minier de Gafsa riche en phosphate, à 350 kilomètres au sud-ouest de Tunis, dans une région cruellement frappée par le chômage et la pauvreté. Ce mouvement social entraînant des couches importantes de la population locale avait été condamné par les dirigeants régionaux de l'UGTT (centrale syndicale tunisienne) et avait été réprimé dans le sang, les arrestations et les tortures, avec le silence complice de la " communauté internationale ", autrement dit des Etats capitalistes qui ont tous des intérêts et des investissements considérables en Tunisie.




Le sacrifice de Mohamed Bouazizi





Le mouvement qui a surgi en décembre-janvier, cet hiver, vient de loin. C'est une irruption spontanée, à partir des jeunes de la ville de Sidi Bouzid (40 000 habitants) où vivait ce jeune marchand ambulant dont la marchandise était régulièrement confisquée par les hommes de Ben Ali. Ces jeunes tunisiens n'appartenaient à aucun parti, aucun syndicat, aucune association. Ils refusaient que Mohamed Bouazizi se soit immolé en vain, ils voulaient une existence digne et le respect de leurs droits fondamentaux. Aujourd'hui, ils suscitent l'admiration des jeunes et des peuples du monde entier.




Honte au gouvernement français...





Alors que des manifestants tombaient sous les balles, la ministre Alliot-Marie proposait de mettre au service du despote les compétences de la police française pour imposer " le maintien de l'ordre " et plusieurs responsables politiques français se sont élevés contre l'accusation de dictature portée contre Ben Ali ! Jusqu'au bout, ils auront été complices de cette dictature, qui savait les " remercier " généreusement. Sarkozy, très bavard lorsqu'il s'agit des élections en Côte d'Ivoire, a gardé un silence de marbre devant le développement de la mobilisation du peuple tunisien. Fillon a mis en garde le gouvernement tunisien contre une " violence disproportionnée ". Mais, qu'est-ce donc qu'une " violence proportionnée " contre des manifestants sans armes qui veulent pouvoir travailler, vivre, parler et s'organiser librement ?
Le sang des Tunisiens est également sur les mains de ceux qui nous dirigent.




... Et au Directeur-général du FMI, soutiens de Ben Ali





Le 18 novembre 2008, peu après la répression sanglante des grèves de Gafsa, Le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, rendait une visite très amicale au dictateur Ben Ali, à l'occasion de laquelle " DSK " a été décoré par le chef d'Etat corrompu " grand officier de la république ".
" l'économie tunisienne va bien- Je m'attends à une croissance économique pour la Tunisie qui sera forte(...). La politique économique qui est conduite est saine(...) Le jugement que porte le FMI sur la politique tunisienne est très positif et je n'ai pas de crainte pour l'année prochaine(...) En Tunisie, les choses continueront à fonctionner correctement " (source You tube http://www.youtube.com/watch?v=xEA9X6j7b_U)



Dans un pays miné par le chômage, où les étudiants diplômés sont réduits aux petits boulots ou au mieux à des emplois non qualifiés, le chef du FMI applaudit le clan des affameurs !

Quant au prétendu grand révolutionnaire Mélenchon, il a courageusement déclaré, au plus fort des massacres :

"Il faut manifester avec mesure de quel côté vont nos sympathies" (interview à LCP le 12 janvier) " Avec mesure "...Les jeunes tunisiens apprécieront...




Châtier les assassins et chasser les corrompus





Désormais, Ben Ali chassé, il reste ses complices à tous les niveaux de l'appareil d'Etat, dans la police, la justice aux ordres, l'armée, l'administration, tous ces rouages de la machine de répression sanglante perfectionnée par le dictateur depuis des décennies et entretenue par la corruption à tous les niveaux. Les capitalistes, qu'ils soient français, américains, d'Europe et d'ailleurs ont désormais du mouron à se faire pour leurs intérêts. Ben Ali avait transformé le peuple tunisien en un peuple d'esclaves au service de l'industrie touristique et de la sous-traitance. Les esclaves se sont soulevés et ont chassé le maître. Cela sert de leçon aux tyrans, despotes et autres oppresseurs, dont ceux qui nous gouvernent en France. Cela sert aussi d'espoir, d'encouragement et d'élan pour les peuples et les classes ouvrières du monde entier.

Notre comité NPA affirme par conséquent sa solidarité totale et inconditionnelle avec l'aspiration du peuple tunisien à décider lui-même de son sort, à chasser tous les dirigeants corrompus, à juger les assassins et à obtenir pour toutes et tous, la démocratie, un vrai travail, un vrai salaire. En Tunisie désormais, il s'agit bien d'une révolution qui commence. Gare à vous, dictateurs du Maghreb, gare à vous, les Moubarak, Mohammed VI, Kadhafi et autres Bouteflika...




Vive la jeunesse et le peuple tunisien






Pour tout contact : mauleonsoule.npa@luxinet.fr

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