L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

- La Commune - Pour un Parti des Travailleurs -
membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
(ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34 080 MONTPELLIER)


Pourquoi militer avec La Commune ?

Publié le samedi 11 mars 2017

Notre journal La Commune paraît depuis bientôt vingt-cinq ans. Notre site web met à la disposition de tous quinze années d’archives (articles – documentation - lettres d’information - tribunes libres). Il est confectionné par des militants et cherche à s’adresser au plus grand nombre, bien au-delà des « initiés ». Notre journal est l’expression d’une lutte vivante pour un nouveau parti ouvrier. Ce nouveau parti est rendu nécessaire par la décomposition du PS et du PCF. Nous vous proposons de vous joindre à cette lutte, avec La Commune.

Pourquoi militer avec La Commune ?

Nous sommes une petite organisation. Nous ne sommes pas pourtant un petit groupe isolé car nous faisons partie de quelque chose de grand : le courant international impulsé par Le Mouvement Socialiste Des Travailleurs D’argentine qui organise des milliers de militants ouvriers et jeunes, avec Marea Socialista du Venezuela qui est un parti de masse et d’autres organisations qui se construisent dans des conditions très difficiles, en Biélorussie, notamment.

Le PS et le PCF – demi cadavres

Le Parti socialiste et le Parti communiste sont deux « demi-cadavres politiques ». Ils paient le prix de leur politique qui tourne le dos à la défense des intérêts vitaux de la population travailleuse et pauvre. Leurs grands écarts respectifs ne masquent plus la réalité de leur politique, qu’ils se soient placés au sein du gouvernement ou en dehors. La population laborieuse aspire à des porte-parole sincères qui disent ce qu’ils font et font ce qu’ils disent. Elle rejette ceux qui, un jour, disent « mon ennemi, c’est la finance » pour ensuite pactiser avec elle et prendre en charge la feuille de route du MEDEF et de l’Union Européenne. Postures et impostures n’ont que trop duré. De nombreux salariés ressentent le besoin d’un parti qui les aide à compter d’abord sur leurs propres forces pour faire triompher leurs revendications vitales.

La crise du pouvoir

La crise politique actuelle est la crise du pouvoir. Cette crise qui frappe le gouvernement, les partis traditionnels et les institutions s’aggrave à mesure que ces gouvernants, partis et institutions se coupent de la population et se dressent contre ses besoins et droits fondamentaux. Pour y parer, les uns et les autres tentent de faire valoir des solutions de replâtrage pour sauver l’ordre établi : sixième République, « mouvements » qui « transcendent » les partis politiques, renégociation des traités de l’Union européenne (dans le plus style « retenez moi ou je fais un malheur ») , « nouveau compromis entre le Capital et le Travail », « révolution dans les urnes ». Etc.

Tous les « leaders » et « prétendants » se disent « antisystème » ou « en dehors du système » car ils ont honte du système qui les a fabriqués, ils ne peuvent plus l’assumer ouvertement. Ils prennent le masque de « rebelles » ou « d’insoumis ». Dans un contexte douloureux pour la majorité sociale de ce pays, ils nous vantent leur plan A, leur plan B, leur chiffrage économique et les méthodes qui consistent à « déshabiller Pierre pour habiller Paul ».

La crise sociale

Pendant ce temps, il manque de lits dans les hôpitaux ; les transports urbains sont désorganisés ; les expulsions de logement augmentent en flèche ; les violences policières barbares de l’État deviennent « un fait de société » ; de simples manifestants et syndicalistes sont traînés devant les tribunaux ou jetés en prison, tandis que la corruption au sommet et dans les allées ou contre-allées du pouvoir est devenue un « usage ». A l’autre pôle, c’est la généralisation du travail précaire, les embauches quasi systématiques en CDD, l’application de la loi scélérate El Khomri. Cette situation de crise sociale en bas et de crise politique au sommet forme un cocktail explosif.

A qui profitent le racisme, la xénophobie et le racisme d’Etat ?

Dans le même temps, les gouvernants ont tout fait, en particulier ces cinq dernières années, pour distiller le venin du racisme et de l’islamophobie, pour tenter de diviser entre elles les victimes de leurs décisions anti-sociales, par la manipulation sadique des tueries barbares de janvier 2015, de novembre 2015 et de juillet 2016. Tout en tenant des discours humanitaires, les mêmes ont créé des conditions de vies immondes pour la plupart des réfugiés et des étrangers. Ils ont mis en place tout un arsenal juridique anti-immigrés en vue de créer une concurrence artificielle entre salariés de différentes nationalités, de différentes « croyances », pour les opposer les uns aux autres. Ce racisme institutionnel et fondamentalement anti-laïque est pain béni pour les capitalistes et les banquiers. L’expérience historique le montre : les attaques contre les étrangers et les dites « minorités » préparent les attaques contre nous tous.

Pour un parti de la défense des conquêtes sociales

Nous militons donc pour un parti de la défense de toutes les conquêtes sociales décisives (Sécurité sociale des origines assise sur les salaires, ni budgétisable, ni fiscalisable, ni étatisable ni privatisable – retraite à taux plein à 60 ans sur la base de 37,5 années de cotisation – refus du nivellement par le bas des régimes de retraite - un seul contrat de travail : le CDI – interdiction du travail précaire sous toutes ses formes). Nous militons pour le parti de la défense du monopole SNCF sur les chemins de fer, de la Poste sur le courrier et d’EDF GDF sur l’énergie. Nous militons pour le parti de l’abrogation de toutes les « réformes » (contre-réformes, en réalité) anti ouvrières produites par le régime de la Ve République. Nous militons pour le parti de la défense des droits démocratiques et sociaux des femmes (égalité des salaires, crèches accessibles à toutes les familles, maternités de proximité, interdiction du travail de nuit des femmes, droit à l’avortement libre et remboursé par la sécurité sociale, etc).

Quelle stratégie pour faire triompher les besoins sociaux ?

Nous militons pour le parti de l’émancipation sociale, qui aide les travailleurs à s’émanciper par eux-mêmes face à toutes les forces qui veulent mettre sous tutelle le mouvement ouvrier et démocratique. Nous voulons un parti antibureaucratique qui n’ait pas d’intérêt distinct de l’intérêt de l’ensemble des salariés, des jeunes et de leurs familles. Nous voulons un parti de lutte de classes. Un parti dont la stratégie est simple : la mobilisation des masses autour des revendications vitales comme préparation à la prise du pouvoir par les travailleurs ; la préparation de la grève générale pour renverser la domination capitaliste, la dictature des taux de profit qui détruit l’économie vivante et orienter l’économie vers la satisfaction des besoins sociaux. Ce qui permettra d’aller vers un système où chacun travaillera selon ses capacités et chacun recevra selon ses besoins, c’est-à-dire une société où « l’épanouissement de chacun sera la condition de l’épanouissement de tous », tous pour un et un pour tous dans une société fraternelle. La véritable utopie, c’est la croyance dans la capacité du capitalisme à surmonter ses crises, autrement que par les guerres et les déchaînements de la barbarie.

Pour l’unité mondiale des travailleurs et des peuples

Nous militons donc pour l’unité mondiale des travailleurs et des peuples, contre l’impérialisme, pour le droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes, pour en finir avec la famine, les génocides, pour briser les chaînes de l’exploitation et de l’oppression. Concrètement, cela signifie : unité contre le FMI et pour l’annulation de la dette qui écrase les peuples, unité contre l’Union « européenne », sa BCE, ses institutions, ses traités et ses directives, unité contre Trump-Poutine et leurs « gourdins » (Erdogan, El-Assad et État sioniste, monarchies saoudiennes et qataris, etc ), unité anti-guerre.

Pour l’abolition du travail précaire et l’arrêt de tous les licenciements

Nous le savons : aucune pétition de grands principes, aucune contestation même très radicale du « système » ne remplacera les efforts nécessaires, ici et maintenant, pour « UN VRAI TRAVAIL, UN VRAI SALAIRE, UN VRAI TOIT » pour « LE CDI POUR TOUS » et l’ABOLITION DU TRAVAIL PRECAIRE qui est une régression sociale vers l’esclavage dans tous les cas de figure.

Notre attention porte notamment sur la jeunesse vouée à « l’alternance », aux « contrats d’avenir » sans avenir et autre formules de la déchéance, de la déqualification.

C’est cette bataille qu’engagerait sans plus attendre un parti des travailleurs digne de ce nom. C’est dans cette direction que tendent nos efforts. De même que nous cherchons à encourager le combat des travailleurs hospitaliers pour l’annulation de toutes les suppressions de poste et de lit, toutes les fusions et réorganisations qui désorganisent la vie des soignants, personnels techniques et mettent en danger la vie des patients.

C’est avec cette même détermination que nous mettons en avant l’exigence « Pas un seul licenciement, pas une seule suppression de poste dans ce pays ». Là encore, nous insistons : abrogation de la loi El Khomri, abrogation de la loi permettant les accords dits « emplois –compétitivité », abrogation des réformes ferroviaires et hospitalières, des lois Macron, etc.

Ne restez pas isolés

A tous nos lecteurs qui partagent les préoccupations que nous venons d’exprimer, nous disons : Ne restez pas isolés ! N’hésitez pas à prendre contact avec nous, à militer avec nous sous les formes que nous discuterons ensemble à égalité.



Comité de rédaction de La Commune,
8 mars 2017


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