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Pas si mal logés ?

Publié le samedi 04 mars 2006
Conseiller municipal : Daniel Petri | Comité Chômeurs-Salariés d'AlfortvilleMamady Diarra vit à Alfortville depuis 25 ans. Il est en CDI. Sa famille compte parmi celles qui ont campé devant la Mairie, en décembre et janvier derniers. Il demande un logement social depuis 17 ans. La Mairie l'a placé provisoirement dans un logement du parc privé qu'il occupe depuis 1995 dans un quartier voué à la démolition. La famille Diarra avait, dans un premier temps, été expulsée de son précédent logement par des " vigiles " commandités par un bailleur véreux qui a été condamné pour cet acte illégal (ces informations ont été développées dans Le Parisien, au moment des faits, en 1993).Après avoir transité par un premier appartement provisoire, la famille Diarra est placée par la Mairie au 20, quai d'Alfortville, non pas dans le parc social, mais dans le privé, non pas avec un vrai bail, mais avec une convention d'habitation précaire et donc, pas d'allocations logement.

17 ans de demande de logement en HLM, ça n'est pas assez ?

Dix ans se sont écoulés depuis lors et toujours pas de logement HLM pour la famille Diarra. Or, cette famille est prioritaire pour accéder à un logement social digne de ce nom, ne serait-ce qu'au regard du Code de la construction et de l'habitation (art. R 441-3) qui stipule : " les logements disponibles [sont attribués] par priorité aux personnes privées de logement ou dont la demande présente un caractère d'urgence en raison de la précarité ou de l'insalubrité du logement qu'elles occupent ". Ce qui soulève une première question : comment se fait-il que cette famille n'ait pas été relogée décemment, quand on sait que 500 logements ont été attribués dans le parc HLM d' Alfortville en 2005 ?

Nous mettons au défi les services d'attribution de logements HLM de nous prouver que tous ceux qui ont été logés en 2005 étaient plus prioritaires que la famille Mamady Diarra.

Quant aux conditions de logement de la famille Diarra, elles ont été décrites dans un article paru dans Le Parisien du 11 juillet dernier, qui rapporte que Mamady vit avec sa femme et ses six enfants dans 42 m². " Tandis que lui et son épouse dorment dans la chambre avec le petit dernier, les cinq autres enfants dorment dans la pièce principale, où des lits superposés ont été installés ". Interrogé par le journaliste, Mamady ajoute : " les murs sont gorgés d'humidité. Et tous les ans, durant les mois d'hiver, l'eau ruisselle des murs. Résultat : ma femme et mes enfants n'arrêtent pas de tomber malades ". Comment est-il possible d'affirmer, comme le font certains, que cette famille " n'est pas prioritaire " et qu'elle n'est pas si mal logée ?

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