L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

- La Commune - Pour un Parti des Travailleurs -
membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
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l'implosion

Publié le jeudi 01 décembre 2005
PalestineAprès l'évacuation de Gaza, et alors même que la construction du Mur empiétant sur la Cisjordanie se poursuit, Israël se trouve confronté à une crise intense. Contesté par une partie de sa formation politique d'extrême-droite, le Likoud, Sharon vient d'annoncer qu'il le quittait et créait sa propre formation, Kadima, qualifiée par les médias français de " centriste ", ce qui est, pour le moins, un abus de langage. Le point sur une crise politique qsui s'accélère, sur fond de résistance palestinienne.Il faut revenir sur la signification de l'évacuation de Gaza et de la bande des territoires qui l'entoure. Il revenait trop cher à Israël de persister envers et contre tout à maintenir une oppression constante sur Gaza. La résistance du peuple palestinien peut légitimement considérer ce départ des sionistes comme une victoire, quelle que soit l'intention de Sharon de " reculer pour mieux sauter ", en l'occurrence un redéploiement de l'armée sur la Cisjordanie et une extension de la colonisation de celle-ci. Certes, Israël continue à superviser les entrées maritimes : rien ne débarque de Gaza par mer et les restrictions sont multiples à la circulation aux autres ports frontières avec Israël.

Le recul sioniste

Mais ce sont les Palestiniens qui peuvent entrer ou sortir de Rafah, entre la Palestine partiellement libérée et l'Egypte. En dépit des tirs israéliens sur les bases du Hamas, il y a un recul sioniste. Ce recul a provoqué une crise à double enjeu dans les milieux dirigeants d'Israël : une crise chez les membres du Likoud, l'ex-Premier ministre Benyamin Nentayahou ayant pris parti en faveur du maintien des colons à Gaza uniquement parce que Sharon voulait leur évacuation. Cette crise intense se traduit aujourd'hui par le départ de Sharon du Likoud et la création par lui d'un nouveau parti. Simultanément, en relation avec ce clivage, une crise chez les travaillistes, dont certains souhaitent ne plus gouverner avec Sharon tandis que d'autres au contraire se sentent " en parfaite harmonie " avec le bourreau bedonnant, complice des massacres de Sabra et Chatila en 1982, responsable des provocations ayant fait des milliers de morts au cours de la Seconde Intifada, le général Ariel Sharon.

Le parti travailliste n'est que fictivement à gauche, mais dans la course à sa droitisation extrême, il y en a qui courent plus vite que d'autres en dépit de leur grand âge. Peretz est à la barre pour calmer l'électorat ouvrier des travaillistes, membres, rappelons-le de la IIe Internationale au même titre que le Labour party, le SPD Allemand ou le PS français.

Une crise ingérable

La politique expansionniste anti-palestinienne a un prix : pas seulement celui du sang, palestinien essentiellement, mais aussi celui de l'inflation et de la réduction drastique des droits sociaux. Même puissamment aidé par l'impérialisme US, Israël ne peut gérer indéfiniment une crise économique insoluble.

Face à cette recomposition de son ennemi, le peuple palestinien est toujours seul, en ce sens qu'aucun État arabe ne le soutient vraiment. Son seul soutien extérieur, ce sont les masses du monde, de plus en plus indignées par la situation qui lui est faite. Sur le terrain, l'ascendant du Hamas va se confirmer, nul besoin d'être voyant, lors des prochaines législatives, à Gaza bien sûr, mais aussi en Cisjordanie, où vit la majorité du peuple, lequel est en première ligne face à l'oppression.

Gaza : la référence

C'est aujourd'hui un lycée de la banlieue Est de Jérusalem qui se voit amputé de sa cour de récréation par le Mur, ailleurs celui-ci enserre un village en le coupant des champs qui le font vivre ou de la route qui le désenclavait. Les tracasseries au quotidien vont coûter cher à l'armée israélienne, toujours pleine de morgue en pays qu'elle croit conquis.

La Cisjordanie devient une peau de chagrin, les habitants n'ont pas d'autre choix que d'amplifier leur résistance, en se détachant de plus en plus des cadres corrompus de l'OLP ou des services de sécurité incontrôlables. La reconquête de Gaza vit dans la conscience des Palestiniens de Cisjordanie, elle est leur viatique et leur étoile polaire. On ne peut anéantir un peuple qui veut vivre, ceux qu'Israël prétend représenter sont bien placés pour le savoir.

Un changement de la donne générale peut rapidement être à l'ordre du jour. Tout s'accélère à nouveau.

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