L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

- La Commune - Pour un Parti des Travailleurs -
membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
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Tribune libre : Palestine au fil du temps

Publié le jeudi 27 septembre 2018

Israël est dans la toute-puissance fasciste depuis le vote de la loi, dite de l’État-nation, du 19 juillet dernier (par la Knesset, parlement israélien).
La lecture du texte dans son entier, n'est pas sans rappeler «the Koenig mémorandum » 1 la première ébauche d'un « rêve » sioniste d'apartheid en Palestine, il y a 40 ans.

Tribune libre : Palestine au fil du temps
Contenu

De quelle histoire parle-t-on ?

L’Histoire volée de la Palestine

L’Agriculture de la Palestine

L’architecture de la Palestine

Le legs de la Palestine au Patrimoine et à la Culture de l’humanité

Guerre de religion ? Non, nettoyage ethnique contre les peuples

La logique nazie de l’État d’Israël

Au fil de ces derniers jours

Extrait : « Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l'intimidation, la confiscation des terres et l'arrêt de tous les programmes sociaux, afin de débarrasser la Galilée de sa population Arabe » 2 Les premières mesures sont gravées pour construire le principe de l’État fasciste actuel. Comme des pierres et du béton qui scellent le mur de la honte, celui qui défigure la Palestine et son paisible et bucolique paysage d’antan.

Avec la loi nation Israël se découvre et montre son véritable visage, son réel et noir dessein génocidaire : liquider la population autochtone de la Palestine pour « voler » sa terre, sa nation, sa culture, sa gastronomie. Tisser au-dessus des territoires palestiniens un « grillage carcéral » symbolique et y installer un système répressif tel que la population palestinienne choisira d'elle-même l'exil, la fuite faisant place nette pour les nouveaux arrivants, colons sionistes européens. En effet le texte de loi stipule que l’État considère le développement des implantations juives comme « intérêt national » et que toutes les mesures seront prises pour encourager et « servir » cet intérêt.

L'hébreu devient langue officielle !

JERUSALEM, la capitale éternelle de la Palestine, devient, par usurpation et de façon arbitraire et violente, celle de cette entité colonisatrice.

L’État d’Israël devient « État national juif » et il appliquera, son droit naturel, culturel, religieux, historique..??

De quelle histoire parle-t-on ?

  • Du mensonge, de la grande mystification sioniste, pour justifier le vol des terres, des habitations, de la destruction de lieux de sépultures ? Ceci pour pouvoir construire à grande échelle des colonies pour les colons sionistes arrivant d'Europe par vagues successives et de plus en plus fréquentes ?

D'une histoire improbable, pour se disculper aux yeux de la communauté internationale d'ordonner la destruction d'écoles, de villages bédouins pour leur voler leur espace ancestral qui se rétréci progressivement.

De la cruelle histoire de la répression sioniste, qui enferme quasi 2 million de personnes dans une « cage » de 360 km carré, à Gaza. Qui leur impose un blocus inhumain depuis 12 ans, les privant non seulement de soins de qualité, de médicaments spécifiques, de personnel qualifié dans les hôpitaux et centres de soins... Mais aussi de ce qui fait le bonheur, qui donne un sens à la vie de tout être humain : la liberté !

De l'histoire de la construction d'un mur « de séparation » qui est censé protéger les colonies, et leurs habitants, des « terroristes » palestiniens ? Ce mur de la honte et ses check-points qui l'accompagnent, défigurant le paisible paysage de la Palestine?

L’Histoire volée de la Palestine

L'histoire c'est celle de la Palestine, celle que l'on va voler aussi, et que l'on va faire sienne.

La Palestine, la moyen-orientale, son paysage culturel exceptionnel avec ses vallées, ses déserts, ses sources, sa roche, ses oliviers, sa vigne, ses dattes, ses oranges, ses cultures maraîchères.

Ces dernières ont demandé l'adaptation d'un système agricole qui témoigne encore actuellement par sa durabilité, de l'ingéniosité de ceux qui l'ont conçu, il y a des millénaires.

L’Agriculture de la Palestine

La présence de sources, incitèrent les agriculteurs de l'époque à la création de bassins pour y retenir l'eau qui servira en période chaude et sèche. Ils conçurent l'installation d'un système d'irrigation d'une technique remarquable, par rigoles et petits canaux, traversant les terres cultivées pour les arroser par inondations contrôlées.

Par endroit les pentes abruptes furent façonnées en terrasses pour faciliter le travail de la terre et la culture maraîchère, celle qui nourrira des générations d'êtres humains et de bétail en Palestine, avant la colonisation.

Ce système agricole est représentatif de siècles de culture et d'irrigation façonné par la main de l'homme amoureux de sa terre, respectueux et proche de l'environnement. Ces pratiques incarnent l'une des plus anciennes méthodes connues d'agriculture.

L’architecture de la Palestine 3

La Palestine et son architecture, riche des différentes et nombreuses occupations de son territoire. Pour ne parler que de Jérusalem, de l'esplanade des mosquées, les dômes, les mosaïques, certaines rues pavées de la ville, nous parlent de gréco-romain (décoration florale, fruits, corne d'abondance, fleurs d'acanthes).

De l'Omeyyade (Syrie) avec une profusion de motifs végétaux stylisés ou réelles (la loi musulmane interdisant la représentation d'êtres vivants).

D'occupation chrétienne, à l'époque des croisés, qui transforme la mosquée en église.

De Saladin qui efface cette intrusion en faisant retirer les icônes et l'autel et repeindre en doré les arches supportant le dôme.

Des sultans Mamelouks qui rajoutent leurs pierres à l'édifice, comme l'attestent les inscriptions sur la mosaïque du dôme, aux environs de 1345.

Le legs de la Palestine au Patrimoine et à la Culture de l’humanité

L'héritage patrimonial et culturel de la Palestine ne sont plus à discuter, ni à marchander. De très anciens documents, photos, cartes postales d'avant l'occupation britannique, certains objets comme des pièces, des timbres, même des plaques d'égout estampillés Palestine, sont là pour transmettre leur histoire (patrimoniale) à la génération palestinienne actuelle et future.

Des outils et constructions objets usuels, exemple : des pressoirs à huile sont exposés à Tel-Aviv comme faisant partie de l'histoire juive, mélangeant habilement, l'histoire juive palestinienne qui partage le même patrimoine historique que leurs voisins musulmans ou chrétiens autochtones, à la politique usurpatrice et menteuse d'extrême droite sioniste. D'aucun ne s'intéressant que de loin à cette complexe histoire, s'y laisse prendre. Mais nous sommes, actuellement un grand nombre à avoir compris les manipulations paranoïaques d’appropriations abusives, « d'israëlisation » de l'Histoire avec un grand H, cherchant à prouver une légitimation de leur ancienneté sur la terre de Palestine.

Guerre de religion ? Non, nettoyage ethnique contre les peuples

Si on ne fouille pas un peu, on aurait tendance à croire à une guerre de religion, interminable entre deux confessions religieuses majoritaires, différentes, occultant la politique fascisante de l'occupant sioniste, dominateur et exterminateur. C'est un nettoyage ethnique en règle que pratique le gouvernement sioniste israélien. On arrête, on incarcère, on torture, on humilie, on provoque, on vole, on détruit des villages entiers, des écoles !! On tue, on massacre de plus en plus de jeunes, d'enfants, de très jeunes enfants. C'est une guerre psychologique. Le but d'Israël est d'entretenir un climat de peur, un environnement de terreur, de crainte, par une domination massive et lourdement armée, de militaires, soutenus par des colons sionistes. Ils tirent à balles réelles pour tuer, ou pour handicaper cruellement.

La logique nazie de l’État d’Israël

La population palestinienne est sans cesse en alerte, nuit et jour. Les enfants cauchemardent, le moindre bruit leur fait craindre le pire. C'est si ancien, si long, si régulier et récurent qu'il y a banalisation, résignation à la souffrance psychologique. Ce genre de blessures traumatiques et psychologiques, ne guérissent pas, ne guériront pas dans cet environnement d'instabilité quotidienne, voulue et calculée. Les raids nocturnes, l'intrusion par effraction et nuitamment dans les domiciles, au sein même de la sphère privée et familiale, des FDI, avec leurs grosses bottes coquées, leurs armes et leur équipement militaire impressionnant.

Des rafles, non justifiées, des arrestations arbitraires d'adolescents, ou de jeunes pères de famille, les fouilles de l'intimité d'une famille, des tiroirs, des armoires pour voler quelques billets cachés. La terreur insidieusement installée au sein de tous les foyers, le sentiment de ne plus être chez soi, en sécurité.

L’Allemagne nazie a utilisé des procédés identiques, c'était à partir de 1933, nous sommes en fin d'année 2018 et nous ne pensions pas revivre, discriminations, persécutions, statut de citoyens de seconde zone. Des expressions telles que, pureté de la race, race supérieure, laissez-passer, poste de contrôle, miradors, tir à vue...

«.....Les vieux mourront et les jeunes oublieront »
- Ben Gourion - (fondateur et Premier ministre de l’entité sioniste)

Non les jeunes n'oublient pas, comment le pourraient-ils ? Ce sont eux les premiers visés et touchés dans ce que j'oserais appeler, la nouvelle intifada, depuis le début de la « grande marche du retour » (31/03/2018)

Au fil de ces derniers jours

[Sources : https://french.palinfo.com/42137 +

Rappel : Depuis le 30 mars 2018, tous les vendredis la population de Gaza se retrouve pour une marche de protestation, une manifestation pacifique pour montrer sa détermination à faire tomber les « grillages » de leur cage, ceux qui les étouffe et les empêche de circuler librement. Ce sont des familles entières qui se déplacent. Et ce sont les jeunes, très nombreux qui prennent des risques pour défier Tsahal et ses snipers, lourdement armés, maniant avec une agilité surprenante leur lance-pierres, seule arme dont ils disposent. Ces carnage auquel on assiste de façon hebdomadaire, des enfants, des adolescents, de jeunes adultes, tout sexe confondu, massacrés. Des parents, des fratries, des amis qui hurlent leur douleur devant les dépouilles ensanglantées de leurs jeunes sacrifiés.

Les palestiniens ont décidé de continuer cette marche en se tournant vers la mer pour contester le blocus maritime. Cette « marche maritime » a lieu en milieu de semaine, et plusieurs bateaux sont lancés pour briser le blocus. Des tentes sont installées à Ziquim au Nord de Gaza. Aujourd'hui mercredi elle a fait un mort de 21 ans et plusieurs blessés.

Non les jeunes n'oublient pas, et ils le prouvent maintenant deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi. Ils n'arrêteront pas malgré les morts, malgré la douleur des blessés, les amputations, les larmes et les angoisses des familles.

Le dimanche 16 septembre , Khalil un jeune palestinien de 16 ans va acheter des falafels aux abords d'une colonie sioniste. Il s'assoit sur une rambarde devant le magasin pour manger. Arrive en voiture un colon américano-israélien, il se dirige vers le même magasin. Khalil tout à coup sort un couteau et poignarde Ari Fuld, ancien militaire dans l'infanterie et réserviste pour Tsahal.

Avant de perdre la vie celui-ci tire sur Khalil, sans le tuer. Ce dernier est hospitalisé pour soigner des blessures n'engageant pas son pronostic vital.

Cet acte de rébellion, est un effet collatéral de toutes les pressions et les traumatismes psychologiques vécus par des gosses qui n'ont connu que la guerre, le manque de liberté, la précarité et qui dans un raptus agressif, une perte de contrôle de soi va vouloir détruire, effacer, ce qu'il considère comme un des acteurs de son mal-être. Je ne polémiquerai pas sur cette dramatique affaire, « la justice » sioniste va se charger de lui faire payer son acte impulsif. Dans le meilleur des mondes se serait aux spécialistes en psychiatrie infantile que ce gamin devrait être confié, pas à la vindicte haineuse d'un tribunal militaire qui le condamnera à vie. Déjà le ministre de la défense, israélien d'extrême droite, Avigdor Libermann, a laissé entendre que la maison de la famille du « terroriste » pourrait être rasée. C'est une des solutions fasciste de cette entité, démolir les habitations de ceux qu'elle considère « terroristes » et geler les comptes bancaire de leurs famille.

Depuis ce dimanche funeste, la Palestine dans son territoire entier, Gaza y compris, est le théâtre d'un déferlement de haine, de violences gratuites, de tabassages à mort, de crimes sanglants...

Ce même jour :

On commémore le drame de Sabra et Chatila.

On apprend qu'Israël a confisqué la veille, 107 hectares de la vallée du Jourdain, que de ce fait les habitants du village bédouin d'al-Ras al-Ahmar seront poussés à l'exil après la destruction de leur habitat jusque-là préservé grâce à la mobilisation d'activistes venus de tous pays.

Que Suhaib, un adolescent de 16 ans, blessé la veille à la grande marche du retour, a succombé à ses blessures.

On enterre Shady un enfant de 12 ans, sa mère porte dans ses bras le cartable d'écolier de son fils, comme si c'était ce dernier quelle embrassait encore un peu.

Des canonnières d'occupation israéliennes ont tiré sur des bateaux de pêches au large de la mer de Gaza, sans faire de blessés mais empêchant les pêcheurs palestinien de gagner leur vie et de subvenir à celle de leur famille.

Dimanche soir, à Khan Younis et Rafah à l'Est de Gaza, 3 jeunes hommes, dont un photographe sont blessés par des tirs des FDI.

Le 17 septembre , plusieurs civils palestiniens dont un ambulancier sont blessés par les FDI, à Naplouse. Les habitants témoins, ont rapportés de multiples provocations de la part de jeunes colons entonnant des chants racistes, à proximité du tombeau de Youssef.

A Yatta la famille de Khalil le jeune tueur de l'américano-sioniste, détenue pour interrogatoire pendant 10 heures, au centre de détention d'Etsion, est relâchée. Mais ils apprennent aussi que leur maison familiale sera sûrement détruite.

Le 18 septembre , Mohammed al-Rimawi de Ramallah, a été battu à mort par les FDI qui se sont introduit par effraction chez lui, alors que le jeune homme dormait encore. Très tôt ce matin-là, j'ai vu une photo, qui a très vite disparue, montrant une partie du corps de Mohammed, meurtrie, contusionnée, sanguinolente...Il était tourné de façon à ce que l'on ne voit pas son visage. 2 soldats se tenaient près de lui tenant à la main un smartphone. On sait depuis longtemps qu'ils aiment prendre des selfie d'eux avec leurs victimes, tels des trophées de chasse. Sinon qui aurait pu prendre cette photo que j'ai très brièvement aperçue et que j'ai eu le tort de ne pas enregistrer ?

Le 18 septembre toujours, une ambulance du Croissant rouge a enfin l'autorisation d'aller récupérer les corps de 2 jeunes palestiniens, tués la veille au soir par un avion militaire. D’après les allégations de l'occupant fasciste, les 2 hommes se rapprochaient trop de la barrière de sécurité et auraient été vu en train de placer un objet suspect, à proximité.

Le même jour, à l'occasion de Yom Kippour la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza sont fermés par un cordon de sécurité militarisé et ce jusqu'à mercredi soir.

Le même jour : 23h57, un jeune palestinien est tué à Jérusalem occupé, en plein centre-ville, Ahmad Omar.

Le 19 septembre , au cours d'une manifestation, les FDI tirent à balles réelles sur les manifestants palestiniens, Il y a deux morts et 15 blessés.

Le même jour à Hébron des dizaines d’élèves sont blessés par des patrouilles israéliennes et des soldats à pied. Ils provoquent les élèves avant leur entrée dans la cour de l'école, ce qui conduit à des affrontements lors desquels des soldats utilisent des bombes assourdissantes et des grenades de gaz toxiques. Il est à noter que les élèves des 11 écoles de la région du sud de la ville de Hébron, souffrent des attaques quotidiennes des forces d'occupation, des provocations des colons extrémistes, de l'inspection permanente aux postes de contrôle militaires...

En fin d’après-midi, toujours le 19/09, des affrontements éclatent entre jeunes palestiniens et FDI, à l'Est de Gaza. Un enfant de 15 ans, Moumin Abu Lyada est visé à la tête par un sniper israélien, il décédera à l'hôpital.

Le 21 septembre pendant la grande marche du retour, du vendredi on dénombre plus de 300 blessés et on annonce le décès d'un jeune palestinien, Karim Mohammed Kilab, 25 ans.

Le 22 septembre , de violents affrontements éclatent à Sebastia, au nord-ouest de Naplouse.
Ce village archéologique palestinien cananéen témoigne d'un défi entre les Palestiniens et les soldats de l’occupation et les colons extrémistes, où les jeunes insistent à lever les drapeaux palestiniens, alors que la ville subit des intrusions répétées.

Le 23 septembre , en soirée dans la bande de Gaza, un palestinien de 21 ans Imad Shetaywi est tué par les tirs de l'occupation israélienne lors de violents affrontements. Il y a 20 blessés.

Le 24 septembre , pendant la marche maritime, on annonce la mort de Mohammed Fayez Salim Abu-Sadiq (21 ans), il y a 90 blessés.

Tous ces jeunes ne sont pas morts par hasard. Il y a une volonté délibérée de tuer la révolte et la résistance dans l’œuf.

L'Israël sioniste n'imaginait pas qu'une fois les vieux décédés, les jeunes se souviendraient et reprendraient le combat contre l'entité menteuse, manipulatrice, cruelle, exterminatrice.

État-nation sioniste : État fasciste. État d'apartheid, aux actions et principes si proches de la nazification des années 33/40

J'avais envie de finir cette tribune avec une des nombreuses expressions de l’Espoir qui soude le peuple palestinien, de cette population si jeune. Cette jeunesse résistante et courageuse, si attachée à sa terre et à celle de ses ancêtres, que même l'idée de la mort ne fera plus reculer, ne fait plus peur.

Voici le poème de Dareen Tatour : [ Elle est toute menue, n’a que 35 ans...]

[Depuis son plus jeune âge, Dareen couchait des mots sur le papier. Un assemblage de phrases qui s’est transformé en poèmes. Les thèmes traités ont évidemment évolué de l’enfance à l’adolescence jusqu’à la perception de l’adulte. L’amour, la perte d’un être cher mais aussi la souffrance nationale et la résistance.

Il y a quelques années, elle se met à afficher en ligne sa poésie. De fil en aiguille, elle accompagne ses poèmes d’images de ses frères et sœurs palestiniens qui affrontent, la fronde à la main, l’occupant israélien. « Résiste, mon peuple, résiste-leur, résiste au pillage des colons et suis la caravane des martyrs », déclame- t-elle un jour d’octobre 2015, alors qu’à Jérusalem-Est, les jeunes se révoltent et sont réprimés]. 4

Ces vers lui valent la prison, elle a été libérée le 20 septembre 2018.

"Résiste, mon peuple, résiste leur.

A Jérusalem, je me suis habillée de mes blessures et j’ai respiré mes douleurs
Et j’ai porté l’âme dans ma paume
Pour une Palestine arabe.
Je ne succomberai pas à la « solution pacifique »
Je ne baisserai pas mes drapeaux
Jusqu’à ce que je les expulse de ma terre.
Je les ai mis de côté pour un moment qui va venir.

Résiste, mon peuple, résiste leur.
Résiste au vol du colon
Et suis la caravane des martyrs.

Déchire cette constitution honteuse
Qui a imposé dégradation et humiliation
Et nous a dissuadé de rétablir la justice.

Ils ont brûlé des enfants innocents ;
Quant à Hadil, ils l’ont abattue en public,
Tuée en plein jour.

Résiste, mon peuple, résiste leur.
Résiste à l’assaut du colonialiste.
Ne fais pas attention à ses agents qui sont parmi nous
Qui nous enchaînent avec l’illusion pacifique.

Ne crains pas les langues qui doutent ;
La vérité dans ton cœur est plus forte,
Tant que tu résiste sur une terre
Qui a vécu les raids et la victoire.

Alors Ali a appelé depuis sa tombe :
Résiste, mon peuple rebelle.
Écris-moi comme de la prose sur le bois d’agar ;
Mes restes vous ont comme une réponse.

Résiste, mon peuple, résiste leur.
Résiste, mon peuple, résiste leur."


Résiste, mon peuple, résiste leur.
Résiste au vol du colon
Et suis la caravane des martyrs.

Déchire cette constitution honteuse
Qui a imposé dégradation et humiliation
Et nous a dissuadé de rétablir la justice.




M.W – le 27-09-2018




1 Israel Koenig 1976 – Membre du Gouvernement israélien

2 http://www.gauchemip.org/spip.php?article1742

3 Le Strange (G.). Palestine under the Moslems, 1890. Reprint: Beirout, Khayats)

4 (Extrait de l'Humanité 3 août 2018


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