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Encore sur JL Mélenchon et Programme « Avenir en commun » : Brut de salaires !

Publié le mardi 06 juin 2017

Nous poursuivons notre série d’articles sur le programme et les perspectives de France insoumise. La critique directe de ce programme et, dans une certaine mesure, sa dénonciation, ne sont pas une fin en soi. Nous cherchons, entre autre, à prévenir, autant que faire se peut, la désillusion que risque d’entraîner le projet FI dans son sillage. Et ce, sans spéculer, ni dans un sens, ni dans l’autre. Nous cherchons en particulier à restituer les acquis du mouvement ouvrier sur les problèmes soulevés par ce programme, acquis que JLM n’est pas le seul à brader.

Encore sur JL Mélenchon et Programme « Avenir en commun » :  Brut de salaires !

Ni « Libéralisme », ni Socialisme ?

Nous l’avons dit : ce programme pourrait se résumer à la formule : « ni libéralisme, ni socialisme ». Nous avons vu que la Sécurité sociale en pâtit. Avant d’aborder la question des salaires, précisons que nous nous concentrons sur le programme Avenir en Commun (AEC) ratifié par la Convention des insoumis du 16 octobre 2016. Nous ne pouvons pas étudier ici l’ensemble des livrets qui se sont greffés sur ce document. De même que nous ne demandons pas à nos éventuels détracteurs de lire tous les documents mis en ligne sur notre site.

SMIC 2012 – SMIC 2017

Il en va de la question des salaires, comme de la question de la Sécurité sociale. Le programme AEC traduit en « net » ce que le programme « l’Humain d’abord » du Front de gauche exprimait en brut en 2012 (1 700 euros).

De 2012 à aujourd’hui, l’eau a coulé sous les ponts et les salaires n’ont pas suivi l’inflation. A cet égard, un SMIC porté à 1350 euros ne permettra pas de boucler correctement les fins de mois. Ainsi, la CGT revendique, pour sa part, le SMIC à 1800 euros brut.

Ajoutons que le SMIC, de 2012 à 2017 a augmenté de 9,4%. Cela n’est pas non plus pris en compte par le programme AEC qui prend pour base la revendication d’il y a cinq ans

SMIC net ou brut et tours de passe-passe

La première question est : pourquoi proposer un SMIC en net et non en brut ?

Si on reconstitue le puzzle qu’est le programme AEC, nous avons un élément de réponse « à charge » Nous l’avons vu : JLM veut retirer la CSG de la feuille de paie et l’ajouter sur la feuille d’impôt.

Comment jongler avec la CSG

Lorsqu’on jette un coup d’œil sur notre feuille de paie, on a une vue sur

  • le salaire brut

  • le salaire net

Le salaire brut est égal au salaire net + L’ensemble des cotisations ( part salariale)+ CSG et CRDS

La CSG, à l’heure actuelle, c’est 8% du salaire brut, soit 118 euros pour un Smicard

Si le programme FI s’applique, la CSG ne sera plus retranchée du salaire brut, Le salaire net sera donc augmenté automatiquement de 118 euros :

1.143 euros (smic net actuel)+118 = 1 261 euros.

Mais ce gain apparent sera ajouté à la feuille d’impôt.

En conséquence : le fameux Smic net à 1350 euros se décomposera comme suit :

1.143 euros (smic net actuel)+ 118 euros ( CSG retranchée de la paye) + 89 euros d’augmentation réelle.

Voilà ce que promet le programme AEC :

Une augmentation réelle du SMIC net de 89 euros. Soit une réévaluation tangible de 7% du SMIC

POUR LES SALAIRES !

Nous sommes donc bien en deçà des 1700 euros brut du programme Humain d’abord de 2012.

Nous avons donc tout intérêt à exprimer l’augmentation des salaires en chiffre brut pour être certains que l’augmentation du salaire net ne se soldera pas par une réduction des cotisations Sécu et chômage et autres tours de passe-passe.

Et, nous avons tout intérêt à exiger l’abrogation de la CSG, sa reconversion en cotisations pour la sécurité sociale

Sans oublier, bien sûr :

  • la ré-indexation des salaires sur les prix (et des pensions sur les salaires)

  • l’augmentation immédiate en urgence de tous les salaires de 300 euros minimum

A suivre



7 juin 2017


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