L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

- La Commune - Pour un Parti des Travailleurs -
membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
(ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34 080 MONTPELLIER)


À nouveau, sur la journée du 12 septembre

Publié le dimanche 27 août 2017

La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 12 – dimanche 27 août 2017

Le 12 septembre, ce sera donc la première journée nationale d’action et de manifestation depuis l’élection de Macron. Nous avons expliqué quelles étaient à notre avis les conditions de son succès et de sa portée. Insistons encore.

À nouveau, sur la journée du 12 septembre

Pendant que Mailly-Martinez se concertaient avec le gouvernement sur les futures ordonnances, Macron décidait de porter un premier coup contre les Allocations-logement des étudiants et des familles les plus frappées par le chômage, par la crise et la maladie. Ensuite, il a annoncé la suppression pure et simple de 160 000 emplois aidés. Ces dizaines de milliers de salariés précaires espéraient obtenir un Contrat à Durée Indéterminé ( CDI) à l’issue de ces contrats « d’insertion » mis en place par Hollande. Après « l’insertion », la « désinsertion ». Dans le même temps, le gouvernement a annoncé  de nouvelles faveurs fiscales pour les plus riches. Comme dans le film Le Capital de Costa Gavras, les gouvernants peuvent se vanter d’être «  des robins des bois à l’envers ». Prendre aux pauvres pour donner aux riches. Mais, Mailly nous avait dit : « il faut donner sa chance à Macron » Et, surtout : «  pas de préjugé défavorable ».

En moins de 100 jours, Macron et son Premier ministre sont rejetés par les deux-tiers au moins des français, selon les sondages. Mais, Mailly ne sait pas encore s’il sera dans la rue le 12 septembre, tandis qu’un fort vent de fronde souffle contre lui au sein de la confédération Force Ouvrière.

Le 12 peut avoir une portée réelle. A condition que les objectifs de la lutte soient clairs, nets et sans bavure : non, il ne s’agit pas, comme le veut la direction centrale de la CGT, de « proposer » un nouveau Code du travail. De justes droits ne se « proposent » pas, ils se revendiquent. Le Code du travail mérite sans doute d’être amélioré en faveur des salariés. Mais, pour ce faire, il doit être maintenu. Or, la loi El Khomri l’a sérieusement entamé. Insistons encore :  la loi El Khomri est la matrice des ordonnances que cherche à imposer le gouvernement. Les « généraux » de la CGT, pour leur part, se déclarent « contre la loi XXL ». Cela veut dire qu’ils cèdent sur la loi XL ( loi El Khomri).

Pourtant, d’ores et déjà, la loi El Khomri est un levier pour permettre la baisse généralisée des salaires, la liberté de licencier, le remplacement des salariés en CDI par des salariés précaires et sans droits, les horaires et rythmes de travail infernaux.

D’autre part, les ordonnances Macron ne se borneront pas à « muscler » la loi El Khomri, elles visent la liquidation de la Sécu en mettant fin aux cotisations sociales.

Face à cette offensive, les syndicats sont sommés de choisir

- ou bien, le syndicalisme de « partenaires sociaux » et de « médiateurs » du patronat et de l’Etat participant à la mise à mort du « modèle social » au gré de « propositions »

- ou alors, le syndicalisme de revendication et d’action collective, indépendant de l’Etat, du gouvernement et des partis institutionnels ( y compris – France insoumise et son groupe de députés)


Plus on va vers la base des syndicats, plus la volonté de renouer avec le syndicalisme de classe et de masse s’affirme. En témoigne, par exemple (parmi bien d’autres), la pétition du Syndicat des Archives de France CGT, forte de plus de 10 000 signatures à ce jour sur deux exigences imparables : Abrogation totale de la loi El Khomri – A bas les ordonnances.


Si les objectifs sont ceux-là, si la détermination des syndicats CGT FO FSU Solidaires à tous les niveaux est claire, alors, oui, tout est possible.




Le 27 août 2017


Voir aussi dans la catégorie Lettre de la Commune - Chronique Hebdo
Unité ouvrière, pour l’abolition de toutes réformes destructrices, pour les salaires et pour l’emploi !Unité ouvrière, pour l’abolition de toutes réformes destructrices, pour les salaires et pour l’emploi !

Notre point de vue La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 47 – mercredi 23 mai 2018 Il y’aura donc le 26 mai. Pour l’égalité, la justice, la solidarité, affirment les organisateurs....

Qui veut la peau de la CGT ?  Quel est le sens  du « 26 mai » ?Qui veut la peau de la CGT ? Quel est le sens du « 26 mai » ?

« Nos statuts sont bien écrits dans ce sens, la CGT et ses organisations ne peuvent pas tolérer une instrumentalisation pour faire gagner du terrain ou privilégier une ou des forces...

Dehors Macron le versaillais !Dehors Macron le versaillais !

La Lettre de La Commune, hors-série L’association des amies et amis de la Commune de Paris a relevé cette petite phrase de Macron :« Versailles, c’est là où la République s’était...

Qui nous représente ? Personne !Qui nous représente ? Personne !

"Grande marée" et Pots au contre-feu … La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 45 – Vendredi 10 mai 2018 La fête à Macron est derrière nous. Mais, nous n’avons encore rien vu,...

Assez de parodies ! Place aux grévistes, place à la jeunesse, place aux travailleurs !Assez de parodies ! Place aux grévistes, place à la jeunesse, place aux travailleurs !

 La Lettre de La Commune, nouvelle série, n° 44 – Dimanche 6 mai 2018

Concertations –Macron, syndicalisme de suggestions, grèves séquencées...« POURQUOI ILS FONT ÇA ? »Concertations –Macron, syndicalisme de suggestions, grèves séquencées...« POURQUOI ILS FONT ÇA ? »

La stratégie des hautes instances syndicales ne lasse de surprendre. Les cheminots sont les premiers à en faire les frais. Mais, au nom de l’unité voire de la sauvegarde des syndicats...



HAUT