« Lui » ou nous !

« Lui » ou nous !

Ce 12 septembre, les manifestations ont pris une tournure qui aura sans doute échappé aux organisateurs. Des centaines de milliers de manifestants unis par la volonté d’abroger la loi El Khomri et de mettre à bas les ordonnances. Curieusement, les organisateurs ont pris soin de minimiser le nombre de manifestants à Paris, en ramenant les chiffres à 60 000. Pour une manifestation qui frôlait les 100 000. La traditionnelle « journée d’action » de la rentrée a pris la tournure d’une manifestation contre Macron, pour qu’il « dégage ». Et déjà, nous voyons poindre un calendrier de manifestations « au coup par coup » jusqu’à… essoufflement. Les « organisateurs » sont des professionnels de cette méthode, dès qu’une nouvelle « réforme » anti-ouvrière est avancée. À leur suite, toute une série d’augures, plus radicaux les uns que les autres parleront de « défaite ».

Nous ne marchons pas !

Macron ne cherche pas simplement à « faire des réformes », il entend initier une véritable contre-révolution politique, sociale, économique, culturelle qui, si elle aboutissait, conduirait au fascisme pur et simple. Par conséquent, c’est lui ou nous. N’en déplaise à Mélenchon qui a fait savoir à Bourdin qu’il n’était pas question de renverser Macron mais, comme toujours, d’attendre les élections.

Nous ne marchons pas !

Quand ce triste sire éructe contre « les fainéants » et les « extrémistes », il ne dérape pas. Il teste, il provoque, il calcule avec ce mélange de médiocrité crasse et d’arrogance qui le caractérise. Que croit-il avoir en face de lui ? Un Mailly, corédacteur de ses ordonnances, un Martinez qui agit sur tous les freins possibles pour éviter un nouveau « Mai 68 », un opposant qu’il aurait pu « tirer au sort » et qu’il a finalement choisi : Mélenchon ? Avec ce type de « partenaires sociaux » et d’ « opposants », il pourrait en effet dormir tranquille. Or, à son corps défendant, il est cette sorte d’artificier qui craque des allumettes dans une poudrière.

Macron pense pouvoir être le Thatcher français. Mais, à la différence de la « Dame de Fer », il « opère » dans une situation de crise politique fatale au régime. Son ersatz de « mouvement » prend eau de toute part. Il est rejeté par tous les pores de la société. Son assise électorale est dérisoire, il n’a aucune once de « légitimité ». Sans l’épouvantail FN, il ne serait rien qu’un super DRH chasseur de têtes et « dégraisseur ». Il ne serait pas le premier à semer la contre-révolution pour récolter… La révolution. Il n’a aucun « grand dessein », il a l’envergure d’une huître et les « puissants » qui l’ont propulsé commencent eux même à douter de sa tenue de route…

Il est donc nécessaire de le chasser, lui et toute sa clique, lui et tous ses plans destructeurs. Il existe un moyen : la grève générale. C’est cette perspective-là qui s’avance. Dans cette voie, il est nécessaire d’œuvrer à un syndicalisme de classe et de masse, indépendant, unitaire et démocratique . Le syndicalisme des revendications et de l’action collective et non des négociations à l’envers. Dans cette voie, l’idée générale, c’est d’agir- comme l’a dit un militant syndicaliste à Grenoble devant la presse, ce 12 septembre – « pour l’unité, pour les aspirations de de la base ». Dans cette voie :tout faire, absolument tout faire pour mettre à bas les o rdonnances et abroger totalement la loi El Khomri.




12 septembre 2017

Modifié le lundi 18 septembre 2017
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