L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

La Commune - Pour un parti des travailleurs - membre du courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs ( IVe Internationale)
(ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34 080 MONTPELLIER)


Déclaration de La Commune sur « les violences »

Publié le lundi 23 mai 2016
Déclaration de La Commune sur « les violences »

Notre position est claire : la loi El Khomri peut et doit être retirée par les méthodes ouvrières : celles de la grève unie, celles de la force du nombre et de l’auto-défense si nécessaire en cas d’agression.

Les méthodes qui singent la guérilla urbaine sont, au fond, des méthodes bureaucratiques consistant à imposer à tous les actes d’une poignée, venue se greffer dans une mobilisation dont cette poignée n’est pourtant pas l’origine.

Ces actes, nous le voyons, sont ensuite instrumentalisés par le gouvernement qui est à l’origine des provocations et violences policières, lesquelles se retournent aussi contre les policiers.

Les méthodes des directions syndicales depuis le début de la mobilisation pour le retrait de la loi El Khomri ne manquent pas de nourrir à leur tour les actes de cette poignée de militants cherchant à en découdre avec la Police.

Les journées d’action saute-mouton, la dispersion et l’étalement de grèves reconductibles ne manquent de créer un sentiment de révolte et d’impuissance.

Mais les responsables sont encore une fois ceux qui ont provoqué l’affrontement en mettant à l’ordre du jour une loi qui détruit le Droit du travail et qui ont opté pour une technique de provocations policières – affrontements – répression sur fond d’Etat d’urgence.

Rappelons que le comité contre la torture missionné par l’ONU s’est inquiété des violences policières.

Ainsi, contrairement à d’autres, nous ne condamnons pas les « violences d’où qu’elles viennent ». Nous condamnons ceux qui sont à l’origine de ces violences.

La seule mesure d’ordre demeure : le retrait de la loi El Khomri. Le seul moyen : l’appel de l’intersyndicale à la grève générale, tous ensemble, au même moment jusqu’au retrait de cette loi rejetée par l’immense majorité des salariés et de la population. Une loi que le gouvernement entend faire passer à coups de matraque et par le recours antidémocratique à l’article 49-3 de la Constitution.


La direction de La Commune


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