L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux mêmes

- La Commune - Pour un Parti des Travailleurs -
membre du Courant international Mouvement Socialiste des Travailleurs
 ( IV ème Internationale )
(ADIDO - 8, rue de la Forêt Noire 34 080 MONTPELLIER)


Déclaration de La Commune, suite au 9 avril

Publié le dimanche 10 avril 2016
Déclaration de La Commune, suite au 9 avril

Rarement une réforme n’aura été autant haïe que le projet de loi « travail ». Elle suscite une véritable répulsion dans toute la population. C’est la loi des licenciements. C’est la loi qui substitue au droit du travail, un droit du marché du travail. C’est la loi du retour à des horaires et régimes de travail du XIX ème siècle. C’est la loi qui détruit l’avenir social et professionnel de toute une génération. Dans un seul but : « la compétitivité », c’est-à-dire les taux de profits des « entreprises », du Grand Capital.

Comment une telle loi pourrait finalement être imposée ?

Il y a eu les manifestations du 9 mars, massives et déterminées. Les directions syndicales CGT et FO ont alors considéré qu’il fallait attendre le 31 mars. Ce qui a laissé le temps à Madame El Khomri de déposer son projet au Conseil des ministres. Le 31 mars, la mobilisation s’est élevée à un niveau supérieur. Les directions syndicales CGT et FO ont alors décidé qu’il fallait manifester un samedi, le 9 avril. Puis attendre le 28 avril pour « rebondir ». Ce qui laisse le temps au simulacre de débat parlementaire de se dérouler tranquillement.

Entre les « temps forts », des temps morts ! La lutte des classes ayant horreur du vide : les jeunes se sont mobilisés seuls et ont été exposés aux coups et à une répression policière d’une rare violence, accompagnées de garde à vue et de comparutions immédiates de mineurs. Dans cet interstice, sont apparues, comme par enchantement, des « Nuit debout » où la « contestation globale » remplace le combat pratique pour arracher le retrait de la loi El  Khomri.

Or, tout l’indique : il n’y a pas une minute à perdre. Aucun répit ne peut être laissé à un gouvernement qui tient à ce projet de loi comme à la prunelle de ses yeux.

Pour  empêcher cette loi de voir le jour, il faut frapper vite et fort, ce gouvernement ne nous laisse pas d'autre choix.

Martinez, Mailly, appelez à la grève générale, maintenant, jusqu’au retrait du projet de loi « travail ». Tous ensemble, en même temps, public-privé, jeunes –salariés. Dans l’unité CGT FO FSU Solidaires et organisations de jeunesses.

Le 10 avril 2016


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